Foire aux questions (FAQ)

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Traditions et patrimoine

  1. Comment est-ce que le drapeau canadien doit être plié pour une cérémonie funèbre ?
  2. Est-ce qu'une personne ne faisant pas partie de la chaîne de commandement militaire peut recevoir un salut au canon ?
  3. Est-ce que je peux porter les médailles d’un proche parent ?
  4. Est-ce que le drapeau canadien peut être incliné pendant une parade ?
  5. Est-ce que le drapeau de l’ONU peut recouvrir un cercueil et est-ce qu’un béret de l’ONU peut être placé sur un cercueil ?
  6. Est-ce que ma section, ma direction du QGDN, etc., a un insigne autorisé ?
  7. Est-il nécessaire que mes médailles soient en montage de cour ?
  8. J'ai reçu une distinction étrangère. Est-ce que je peux la porter sur mon uniforme ?
  9. J'ai servi dans la guerre du Golfe et du Koweït. Est-ce que je peux porter la médaille qui m’a été décernée par l'Arabie saoudite ainsi que ma médaille canadienne ?
  10. Où puis-je obtenir une copie d’une attestation de passation de commandement ?
  11. Quelles sont les origines du dîner particulière à Noël ?
  12. Qui peut recevoir des honneurs de guerre et peut-on les obtenir à l’extérieur d’une zone de guerre ?

Question

Quelles sont les origines du dîner particulière à Noël ?

Réponse

Le renversement des rôles est une tradition militaire particulière à Noël. Le plus jeune militaire change de rôle avec le commandant pour la journée, les officiers servent le repas aux militaires du rang qui, à leur tour, servent le repas au personnel de la cuisine. Toutes ces activités remontent aux coutumes du festival Saturnalia à l’époque de la Rome antique. Célébré en l’honneur du dieu Saturne, ce festival tombait en même temps que Noël, Hanukkah, le solstice et/ou Kwanzaa. Les guirlandes, les couronnes et les décorations de sapin de Noël tirent également leurs origines du festival Saturnalia.

Durant le Saturnalia, les esclaves et les enfants se faisaient servir leurs repas, dirigeaient les rituels et prenaient part aux festivités comme s’ils étaient les maîtres/parents. Les maîtres/parents, eux, jouaient le rôle de leurs esclaves et de leurs enfants et les servaient pour plaisanter. Le renversement des rôles était symbolique, car en réalité, les esclaves n’avaient pas le pouvoir de prendre des décisions comme personnes libres et les enfants ne pouvaient pas conclure des contrats ou des ententes d’affaires; ce changement de rôles ne permettait que de simples privilèges.

À l’instar des habitants de la Rome antique, les membres des Forces canadiennes poursuivent la tradition du renversement des rôles aujourd’hui en accordant de petits privilèges dans l’esprit de la fête. Bien qu’on ne puisse pas retracer les origines de cette coutume à un événement en particulier ou même à une époque précise, l’armée britannique en a fait une tradition depuis au moins le XVIIIe siècle.

Avant l’introduction de la mécanisation et des systèmes sophistiqués de logistique au XXe siècle, les militaires du rang subalternes vaquaient la plupart du temps à des tâches routinières ennuyeuses. Les officiers se chargeaient donc d’organiser des festivités pour les caporaux et les soldats afin de leur remonter le moral et de leur exprimer leur reconnaissance. Une tradition qui transcende les âges est le dîner de Noël. Non seulement les officiers et les sous officiers supérieurs organisent le dîner, mais ils le préparent et le servent également aux caporaux et aux soldats de leur unité. Leur tâche ne se termine pas là : ils doivent aussi nettoyer la salle à manger.

Une tradition en particulier est pratiquée à l’échelle des Forces pendant le temps des Fêtes, période de l’année où l’on assouplit les règles pour plaisanter un peu. Souvent, les commandants changent de rôle et de tunique avec le plus jeune militaire de leur unité. Ce soldat devient donc commandant honoraire pour la journée. Les autres officiers, adjudants et sergents échangent leur tunique et leur veste contre des chapeaux et des tabliers de chef. La pratique de l’échange de veste entre le soldat supérieur et le sergent major régimentaire est assez récente et reflète l’importance du rôle du sergent major régimentaire comme conseiller du commandant et comme personne assurant la liaison entre les membres de l’unité et la structure de commandement supérieure.

Certaines traditions du temps des Fêtes peuvent varier d’une armée à l’autre et entre les unités des Forces canadiennes. Par exemple, dans la marine, on se sert de lumières et de décorations pour orner des sapins, des rues, des bâtiments et les bouts de vergue de navires. Souvent, il s’agit d’une compétition à savoir qui a le meilleur décor.