Suzanne Steele - PAFC

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So Beautiful

Technique : la poésie
Dimensions : sans objet
Date : 2009

I watch you infantryman
so gucci in the Suffield dust
your body turned by a year of sweat
duress, Carl G sleeplessness,
like liquid glass blown gaudy
in the white-hot war furnace
into something steely, fragile, precious.
Your bed, the inside of your head
nodding into your frag vest,
mother LAV humming hot then cold,
while Cpl. Zee on sentry blows
cigarillo halos at emerald worlds
of infra-red, thermals,
watching watching arcs right
then left, ghosty glows
coyotes creeping tall prairie grass.
You, zenith of man at 26,
face sooted green with live-fire,
two-tour-old-guy-eyes in young man’s skin,
I’ll think of you when you go over again, your pencil, your pen,
your sketchpad falling from your sleeping hand;
I’ll think of you, the bitching brothers,
sleeping upright in the belly of the LAV
shoulder-to-shoulder, knee-to-knee crammed,
doing time in cell-phone-Bible-land,
I’ll think of you, all of you,
‘til the Herc lands
and most of you
come marching home again.

« C’est une imprécision poétique qui a amené Suzanne Steele à quitter les pluies abondantes de Victoria (C.-B.) pour aller s’exposer à poussière brûlante de Kandahar. Il y a trois ans, la poète a lu un article au sujet de la mort du Caporal Anthony Boneca, un réserviste de Thunder Bay tué près de la ville de Kandahar en 2006, et a éprouvé l’envie profonde d’écrire une élégie en son honneur. "J’étais au R.-U. depuis quelques années et, jusque là, je ne m’étais pas rendu compte à quel point le Canada était impliqué dans cette guerre, a-t-elle indiqué. En tant que poète, il me fallait réagir." Mais elle achoppait sur le vers "in fields of grape vines and hot white dust" (dans des champs de vignes et de poussière blanche brûlante). En effet, blottie sur la côte Ouest du Canada, la poète n’avait aucune idée de la couleur de la poussière en Afghanistan. Elle a donc décroché le téléphone pour appeler la Défense nationale, à Ottawa, un appel qui allait l’amener à participer au PAFC. "L’exactitude dans l’imagerie est très importante, a-t-elle dit. Je devais trouver la couleur juste." »  - Extrait de l’article de Patrick White intitulé « Penning lyrical images of the "broken beautiful men" », Globe and Mail, 28 novembre 2009.