Croix de Victoria - Première Guerre mondiale, 1914-1918

Harry Brown

Harry Brown

Harry Brown naît à Gananoque, en Ontario, le 11 mai 1898. Durant la Première Guerre mondiale, il sert dans le 10e Bataillon d’infanterie du Corps expéditionnaire canadien.

Le 16 août 1917, des éléments du bataillon du Soldat Brown ont pris position autour de la côte 70, près de Lens, en France. Le flanc droit des troupes, qui tiennent bon face aux contre-attaques allemandes répétées, se retrouve à découvert et toutes les communications avec l’arrière sont coupées. Le Soldat Brown et un autre soldat reçoivent l’ordre de franchir les lignes ennemies afin de rejoindre le poste de commandement du bataillon à l’arrière et d'y demander des renforts. Alors qu’ils tentent de se frayer un chemin pour rejoindre les lignes arrière sous un tir de barrage intense, le Soldat Brown a le bras arraché, et son compagnon est tué. Le Soldat Brown persévère néanmoins jusqu’à ce qu’il arrive aux lignes de soutien rapproché et trouve un officier. Il est si faible qu’il déboule les marches de l'abri, mais il demeure conscient assez longtemps pour livrer son message. Il perd ensuite connaissance et il est évacué vers un poste de secours, où il meurt quelques heures plus tard.

La Croix de Victoria a été décernée à titre posthume au Soldat Brown pour les faits d'armes qu’il a accomplis à cette occasion.

Citation

Pour un acte de bravoure remarquable, pour son courage et son zèle.

Après s’être emparé d’une position, l’ennemi se concentre et contre-attaque. La situation devient très critique, toutes les communications étant coupées. Il est de toute première importance de faire passer le message au quartier général. Brown et un autre soldat reçoivent l’ordre de livrer le message à tout prix. L’autre messager est tué. Le Sdt Brown a le bras arraché, mais il poursuit sa route en franchissant un tir de barrage intense, jusqu’à ce qu’il atteigne la ligne de soutien rapproché et trouve un officier.

Il est si faible qu’il déboule dans la tranchée, mais il demeure conscient assez longtemps pour livrer son message en murmurant « message important ». Il perd alors connaissance et meurt au poste de secours quelques heures plus tard.

Son zèle a atteint le plus haut niveau imaginable et, en réussissant à livrer son message, il a sans aucun doute évité, pour le moment, la perte de cette position et empêché de nombreuses pertes humaines.

(London Gazette, no 30338, le 17 octobre 1917)

 

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