Croix de Victoria - Première Guerre mondiale, 1914-1918

John Bernard Croak

John Bernard Croak

John Bernard Croak naît à Little Bay, à Terre‑Neuve, le 18 mai 1892. Quatre ans plus tard, sa famille déménage à Glace Bay, en Nouvelle-Écosse, à la recherche de travail dans les mines de charbon du Cap-Breton. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Croak s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien et sert dans le 13e Bataillon d’infanterie.

Le 8 août 1918, au début de l’offensive alliée autour d’Amiens, en France, le Soldat Croak est séparé des autres soldats durant l’avance de son peloton. Quand il tombe sur une mitrailleuse allemande, il l’attaque, s’en empare et capture les mitrailleurs. Par la suite blessé, il rejoint son peloton alors que celui-ci arrive devant un autre centre de résistance ennemi. Se portant seul à l’attaque, le Sodat Croak est presque immédiatement suivi par le reste du peloton dans une charge qui permet de s’emparer des trois mitrailleuses et de capturer le reste des défenseurs de la garnison tenant le centre de résistance. Au cours de ce combat, le Soldat Croak est blessé une deuxième fois et meurt quelques minutes plus tard.

La Croix de Victoria a été décernée à titre posthume au Soldat Croak pour les faits d'armes qu'il a accomplis à cette occasion.

Citation

Pour sa bravoure exceptionnelle au combat lorsque, après avoir été séparé de sa section, il tombe sur un nid de mitrailleuse, qu'il réduit au silence à l'aide de grenades, faisant prisonnier le détachement de la mitrailleuse et s’emparant de celle-ci. Peu de temps après, il est grièvement blessé, mais il refuse d'abandonner son poste.

Il rejoint son peloton et la troupe se trouve bientôt devant une forte position ennemie, équipée de plusieurs mitrailleuses. Saisissant une occasion, le Soldat Croak s'élance tout seul, presque immédiatement suivi par le reste du peloton, qui charge avec bravoure. Il arrive le premier aux tranchées. Il y prend la tête de ses hommes, s’empare de trois mitrailleuses et passe à la baïonnette ou fait prisonniers tous les hommes de la garnison.

La persévérance et le courage de ce brave soldat, qui fut de nouveau grièvement blessé (et succomba plus tard à ses blessures) a été pour tous une source d’inspiration.

(London Gazette, no 30922, le 27 septembre 1918)

 

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