Croix de Victoria - Première Guerre mondiale, 1914-1918

Frederick Hobson

Frederick Hobson

Frederick Hobson naît à Londres, en Angleterre le 23 septembre 1873. Après avoir combattu avec l’armée britannique durant la guerre d’Afrique du Sud (1899-1902), il immigre au Canada et s’installe à Galt (maintenant Cambridge), en Ontario. Comme il est âgé de 41 ans quand il se présente au bureau de recrutement, peu après le début de la Première Guerre mondiale, il déclare être né en 1875 pour pouvoir s’enrôler dans le Corps expéditionnaire canadien.

Le 18 août 1917, le Sergent Hobson sert dans le 20e Bataillon d’infanterie sur la côte 70, près de Lens, en France. Durant la contre-attaque allemande sur les lignes canadiennes, une mitrailleuse légère Lewis est ensevelie par l’explosion d’un obus qui tue tous les membres de son détachement, sauf un. Le Sergent Hobson se précipite, déterre la mitrailleuse Lewis et la remet en action pour contrer l’attaque des soldats ennemis. Quand la mitrailleuse s’enraye, le Sergent Hobson, malgré ses blessures, laisse au mitrailleur le soin de débloquer l’arme et s’avance seul pour affronter les Allemands. À l’aide de sa baïonnette et de la crosse de son fusil, il les tient à distance jusqu’à ce qu’il soit tué par un tir de fusil. Entre-temps, la mitrailleuse Lewis s'est remise à fonctionner et, peu après, des renforts arrivent et repoussent la contre-attaque.

La Croix de Victoria a été décernée à titre posthume au Sergent Hobson pour ses faits d'armes.

Citation

Lors d'une violente contre-attaque allemande, une mitrailleuse légère Lewis, qui se trouvait dans une tranchée de communication conduisant aux lignes ennemies, est ensevelie par l’explosion d’un obus et tout le détachement de la mitrailleuse, à l'exception d'un homme, est tué.

Saisissant l'importance de ce poste avancé bien qu’il ne soit pas artilleur, le Sergent Hobson sort précipitamment de sa tranchée, déterre la mitrailleuse et la remet en action pour contrer l'ennemi qui avance aussi bien dans la tranchée qu'à découvert.

Quand la mitrailleuse s'enraye, le Sergent Hobson laisse à l'artilleur le soin de régler le problème et s’avance seul vers l’ennemi, malgré ses blessures. Avec sa baïonnette et la crosse de son fusil, il parvient à tenir les attaquants à distance jusqu'à ce qu'il soit tué par une balle de fusil. Entre‑temps, la mitrailleuse a été remise en marche et, peu après, l'arrivée de renforts permet de repousser l'ennemi.

Grâce au courage et au sens du devoir de ce sous-officier, l'artilleur a eu le temps de remettre en marche sa mitrailleuse, ce qui a permis à nos troupes de se tirer d'un fort mauvais pas.

(London Gazette, no 30338, le 17 octobre 1917)

 

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