Croix de Victoria - Première Guerre mondiale, 1914-1918

Michael James O’Rourke

Michael James O’Rourke

Michael James O’Rourke naît à Limerick, en Irlande, le 19 mars 1878. Au début de la Première Guerre mondiale, il s’enrôle comme brancardier au sein du Corps expéditionnaire canadien et sert dans le 7e Bataillon d’infanterie. Il reçoit la Médaille militaire pour sa conduite lors de la bataille de la Somme en 1916.

Le Soldat O’Rourke mérite la Croix de Victoria pour son courage et son dévouement envers ses camarades durant les trois jours qu'ont duré les combats pour la côte 70, près de Lens, en France, du 15 au 17 août 1917. Malgré les intenses bombardements et le tir des fusils et des mitrailleuses des Allemands, il travaille sans relâche afin d'emmener les blessés en lieu sûr, de les soigner et de leur apporter eau et nourriture. À plusieurs reprises, le Soldat O’Rourke est renversé et enseveli partiellement par l'explosion des obus ennemis. Au moins trois fois, il s’expose avec témérité au feu de l’ennemi afin de sauver des blessés. La première fois, il saute de sa tranchée et, sous le nez des tireurs d’élite allemands, ramène un soldat devenu aveugle. Il quitte la tranchée à deux autres reprises malgré un intense tir de mitrailleuse ennemi et sauve deux autres camarades blessés.

Le Soldat O’Rourke s’éteint à Vancouver, en Colombie-Britannique, le 6 décembre 1957.

Citation

Pour un acte de bravoure remarquable et pour son zèle au cours d’opérations prolongées.

Pendant trois jours et trois nuits, le Sdt O’Rourke, qui est brancardier, travaille sans relâche afin de mettre les blessés en lieu sûr, de les panser et de leur apporter de la nourriture et de l’eau.

Tout au long de cette période, la zone où il travaille est la cible d’intenses bombardements et elle est balayée par les tirs nourris des fusils et des mitrailleuses. À plusieurs reprises, il est assommé et partiellement enseveli par les retombées de tirs d’obus ennemis. En apercevant un camarade rendu aveugle trébucher devant notre tranchée, le Sdt O’Rourke bondit hors de la tranchée, sous le nez des tireurs d’élite ennemis, et ramène le soldat, mais ce faisant, il devient lui-même la cible des tireurs d’élite. À nouveau, il franchit environ 50 verges devant notre barrage, sous les feux intenses et très précis des mitrailleuses ennemies et des tireurs d’élite, et ramène un camarade. Encore une fois, alors que la ligne des positions avancées se retire pour se consolider, il s’élance sous les tirs intenses de toutes sortes et ramène un soldat blessé qui a été laissé derrière.

Ces gestes ont été accomplis au mépris de sa propre sécurité. Il se rendait là où il y avait des blessés à secourir, et le courage et le dévouement hors du commun dont il a fait preuve dans la poursuite de ses activités, en dépit de l’épuisement et des tirs incessants de l’ennemi, ont inspiré les militaires de tous grades et sans aucun doute épargné de nombreuses vies.

(London Gazette, no 30372, le 8 novembre 1917)

 

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