Croix de Victoria - Première Guerre mondiale, 1914-1918

George Randolph Pearkes

George Randolph Pearkes

George Randolph Pearkes naît à Watford, en Angleterre, le 26 février 1883. Il immigre au Canada en 1906 et s'enrôle dans la Police à cheval du Nord-Ouest. En 1915, il s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien et devient plus tard commandant du 5th Canadian Mounted Rifles.

En plus de reconnaître son courage, la Croix de Victoria que mérite le Major Pearkes est un tribut à son aptitude à commander ses troupes à Passchendaele, en Belgique, les 30 et 31 octobre 1917. Lors d’une avance, les troupes du Major Pearkes sont menacées par un emplacement fortifié allemand. Après avoir rapidement évalué la situation, il capture la position, ce qui lui permet de poursuivre son avance vers son objectif, puis de tenir celui-ci malgré le peu d’hommes qui lui restent et une blessure à la cuisse.

En dépit des cinq blessures reçues au cours de la Première Guerre mondiale, le Major Pearkes poursuit une carrière militaire qui l’amène à occuper plusieurs postes de commandement importants au cours de la Seconde Guerre mondiale. Après avoir pris sa retraite de l’Armée, il fait son entrée en politique sur la scène fédérale en tant que conservateur et est élu quatre fois député à la Chambre des communes (1945, 1953, 1957 et 1958). Le Major Pearkes sert à titre de ministre de la Défense nationale au sein du Cabinet du premier ministre John Diefenbaker, de 1957 à 1960. En 1961, il est nommé lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique, poste qu’il occupe jusqu’en 1968. Le Major Pearkes s'éteint à Victoria, en Colombie-Britannique, le 30 mai 1984. L’édifice principal abritant le Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, en Ontario, a été nommé en son honneur.

Citation

Pour un acte de bravoure remarquable et pour son aptitude à commander ses troupes lors de la capture et de la consolidation d’une position. Dans l’accomplissement de ses tâches, il a largement dépassé les objectifs qui lui avaient été fixés.

Tout juste avant de reprendre son avance, le Maj Pearkes a subi une blessure à la cuisse gauche. En dépit de cette blessure, il continue de diriger ses hommes en affichant le plus grand courage, au mépris des nombreux obstacles.

À un moment en particulier, sa progression est menacée par un emplacement fortifié qui fait partie des objectifs du bataillon à sa gauche, mais que celui-ci n’a pas réussi à prendre. Après avoir rapidement évalué la situation, il capture la position et la tient, ce qui lui permet de pousser un peu plus loin son avance.

C’est grâce à sa détermination et à sa personnalité intrépide qu’il a pu maintenir son objectif, avec le peu d’hommes qui lui restait, et malgré les contre-attaques ennemies répétées, alors que ses flancs sont restés sans protection pendant un bon moment.

Son évaluation de la situation, tout au long de l’attaque, et les rapports qu’il a présentés ont été fort précieux pour son commandant, qui a pu prendre des mesures pour tenir la position capturée.

Il a toujours fait preuve d’un grand mépris du danger et de grandes qualités de maîtrise de soi et de commandement.

(London Gazette, no 30471, le 11 janvier 1918)

 

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