Croix de Victoria - Première Guerre mondiale, 1914-1918

Cyrus Wesley Peck

Cyrus Wesley Peck

Cyrus Wesley Peck naît à Hopewell Hill, au Nouveau-Brunswick, le 26 avril 1871. Lorsque débute la Première Guerre mondiale, il s’enrôle au sein du 30e Bataillon d’infanterie du Corps expéditionnaire canadien (CEC) et est commissionné au grade de major. En novembre 1916, le Lieutenant-colonel Peck devient commandant du 16e Bataillon d’infanterie, CEC. En plus de mériter la Croix de Victoria, le Lieutenant-colonel Peck reçoit l’Ordre du service distingué et est cité cinq fois à l’ordre du jour. Il est blessé deux fois. En 1917, alors qu’il se trouve outre-mer, il est élu député à la Chambre des communes pour la circonscription de Skeena, en Colombie-Britannique.

Le 2 septembre 1918, le Lieutenant-colonel Peck mérite la Croix de Victoria pour son courageux leadership au cours des combats sur la ligne Drocourt-Quéant, près de Cagnicourt, en France. Constatant que l’avance de son bataillon a été arrêtée par un intense tir allemand, le Lieutenant-colonel Peck effectue une reconnaissance de la position ennemie. Il réorganise ensuite son bataillon pour faire face à la situation, le dirigeant sous un tir nourri. En fin de compte, ses faits d'armes permettent à un autre bataillon d’aller de l’avant.

Le Lieutenant-colonel Peck s’éteint à Sydney, en Colombie-Britannique, le 27 septembre 1956.

Citation

Pour un acte de bravoure remarquable et pour avoir habilement mené ses troupes à l’attaque sous les tirs intenses.

Les troupes qu’il commande s’emparent rapidement du premier objectif, mais la progression vers le deuxième objectif est freinée par les tirs des mitrailleuses allemandes sur son flanc droit.

La situation étant on ne peut plus critique, le Colonel Peck pousse un peu plus loin l’avance et, sous les tirs intenses des mitrailleuses et des tireurs embusqués, il effectue personnellement une reconnaissance sur une parcelle de terrain fortement balayée par les tirs.

Une fois cette tâche accomplie, il revient sur ses pas, réorganise son bataillon et, fort des renseignements qu’il a personnellement obtenus, il pousse la progression de ses troupes et prend les mesures requises pour protéger ses flancs. Il sort ensuite, sous une pluie de tirs d’artillerie et de mitrailleuses, intercepte les chars, leur donne les directives nécessaires, pointant du doigt l’endroit où ils doivent se diriger, et ouvre ainsi la voie à la progression d’un bataillon d’infanterie canadien. Par la suite, il procure à ce bataillon l’appui dont il a besoin.

Ce remarquable courage dont il a fait preuve et ses grandes qualités de leader ont permis de poursuivre la progression, malgré les tirs intenses d’artillerie et de mitrailleuses, et ils ont largement contribué au succès de l’attaque menée par la brigade.

(London Gazette, no 31012, le 15 novembre 1918)

 

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