Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Congo 1960

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

CONGO 1960
Système téléphonique du Congo... Un pêcheur
congolais montre à deux signaleurs la façon
dont les Congolais utilisent les tams-tams
pour envoyer des messages d’un village à
l’autre. Ce système est encore en usage dans
la majeure partie du Congo et, par une nuit
calme, on peut entendre le son des tambours
de très loin. Le Cpl Gerald Jennex, à gauche,
et le Cpl Ralph Jukes visitaient un village
de pêcheurs situé à l’extérieur de
Coquilhatville, dans la province de
l’Équateur, dans le Nord-Ouest du Congo.
Ce sont deux membres du détachement de
la 57e Unité des transmissions du Canada,
qui assure les communications entre
Coquilhatville et le siège des Nations Unies
à Léopoldville, au moyen d’un circuit de
radiotélétype.

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Congo 1960

Nom de la mission internationale: Congo 1960

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Afrique

Lieu: Congo

Date: 18 juillet 1960 - 17 août 1960

Mandat: Fournir de l’aide humanitaire au Congo et évacuer les ressortissants canadiens.

Notes sur la mission:

En raison de la dégradation du système de transport au Congo, la nourriture est devenue rare dans de nombreuses régions de l’intérieur du pays. Le 15 juillet, les Nations Unies ont demandé une aide alimentaire à la communauté internationale. Le Commandement de transport aérien a alerté le 426e escadron équipé de ses North Star dans l’attente de l’approbation du Cabinet. Cette dernière est arrivée le 16 juillet en même temps qu’on annonçait que l’ARC acheminerait par voie aérienne au Congo 20 000 livres de porc en conserve et 20 000 livres de lait entier en poudre. Les North Star évacueraient également les réfugiés, la priorité étant donnée aux ressortissants canadiens.

Les vivres sont arrivés à Trenton les 17 et 18 juillet. Quarante cinq minutes après que l’approbation eut été donnée d’aller de l’avant le 18, le premier North Star a décollé, suivi de trois autres. Ils ont atteint Léopoldville le 21 juillet et ont livré 23 584 livres de porc et 20 570 livres de lait en poudre. Alors que les appareils étaient en route, les Nations Unies ont demandé au gouvernement du Canada d'emprunter les North Stars pour convoyer des troupes entre l’Europe et le Congo et si ces appareils pouvaient transporter de la nourriture au lieu de réfugiés. Le Cabinet a approuvé les deux demandes le 21 juillet.

Les 23 et 24 juillet, les trois North Stars ont effectué neuf vols vers Luluabourg, à trois heures à l’est de Léopoldville. Des troupes tunisiennes ont été transportées à l’est et des réfugiés ont été ramenés à chaque vol. Le transport intérieur de troupes au Congo n’étant pas autorisé, le ministre des Affaires extérieures aussi bien que le ministre de la Défense nationale ont rapidement envoyé des télégrammes mettant fin à cet aspect des vols humanitaires. Comme les Nations Unies n’avaient pas un besoin immédiat de transport à l’extérieur du Congo, les North Stars n’étaient pas utilisés et le dernier est finalement parti au Canada le 12 août. Ces appareils ont alors été utilisés pour l’Opération Mallard, qui devait d’assurer le transport aérien du personnel militaire canadien au Congo (se reporter à l’entrée distincte).

Les Nations Unies ont demandé une seule autre fois de l’aide au Canada pour effectuer un transport aérien de secours humanitaire au début de l’opération au Congo. Deux North Star ont été envoyés de Pise (Italie) à Léopoldville pour transporter des fournitures médicales, des membres de l’Organisation mondiale de la santé et des Nations Unies. Le premier vol a quitté Pise le 10 août, le second le 17 août.