Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) LIANE

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

LIANE

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Mission des Nations unies au Libéria

Nom de la mission internationale: Mission des Nations unies au Libéria (MINUL)

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Afrique

Lieu: Libéria

Date: 19 septembre 2003 - Présent

Mandat de la mission: Résolution 1509 du Conseil de sécurité des Nations unies (19 septembre 2003)

La Mission des Nations unies au Libéria (MINUL) a été créée par la résolution 1509 du Conseil de sécurité le 19 septembre 2003, une opération en vertu du chapitre VII. Le mandat de la MINUL comprenait une longue liste de tâches qui peuvent se résumer ainsi espace :

Historique de la mission:

Le Libéria, un petit pays pauvre de l’Afrique de l’Ouest, a été fondé par les esclaves afro-américains libérés. Leurs descendants constituent environ cinq pour cent de la population du pays, qui regroupe au moins 16 groupes ethniques indigènes. Les Américano-Libériens ont gardé le pouvoir jusqu’en 1980, quand le sergent capitaine Samuel Doe a pris le pouvoir par un coup d’état sanglant. C’est alors qu’a commencé une période de violence qui s’est poursuivie jusqu’en 2003, pendant laquelle plus de 200 000 civils ont été tués et plus de 900 000 autres ont cherché refuge dans les pays voisins. Des enfants ont été enrôlés de force et la gravité des violations des droits de la personne, de la corruption et des tensions ethniques n’a cessé d’augmenter.

En novembre 1985, un coup d’état contre Doe a échoué. En 1989, un autre coup d’état, dirigé par Charles Taylor à partir de la Côte d’Ivoire, a précipité le pays dans une guerre civile de sept ans dont ont émergé de nouveaux groupes de guérilla. En août 1996, on a convenu d’un cessez-le-feu, mais les affrontements ont repris en août 1999, lorsque le Liberians United for Reconciliation and Democracy (LURD – Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie) et le Movement for Democracy in Liberia (MODEL – Mouvement pour la démocratie au Libéria) ont lancé des attaques contre le gouvernement. En juin 2003, avec l’aide la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), on a réussi à établir une trêve qui semblait tenir. Devant les pressions internationales considérables, Charles Taylor a enfin cédé la place. Les médiateurs ouest-africains ont demandé aux Nations Unies de mettre en œuvre une mission de maintien de la paix. Le 19 septembre 2003, le Conseil de sécurité a donné le feu vert à la MINUL.

La MINUL n’était pas la première mission des Nations unies au Libéria. En 1993, la Mission d’observation des Nations unies au Libéria (MONUL) était chargée d’aider le Groupe d’observateurs militaires de la CEDEAO (ECOMOG) dans la mise en œuvre de l’Accord de paix de Cotonou de 1993, ce qui n’a pu être accompli avant 1996.

Au moment de la création de la MINUL, 3 500 soldats étaient déployés au Libéria dans le cadre de la Mission de la CEDEAO au Libéria (ECOMIL). Regroupant des soldats de huit pays de l’Afrique de l’Ouest, l’ECOMIL n’était pas en mesure de diriger une mission des Nations unies de 15 000 militaires. On a demandé à la Brigade multinationale d'intervention rapide des forces en attente des Nations unies (BIRFA) d’installer le quartier général de la MINUL pendant la transition entre l’ECOMIL et la MINUL. Le personnel de la BIRFA s’ajoutait à celui du quartier général temporaire des Nations unies jusqu’à l’arrivée du personnel du quartier général de la MINUL, qui était prévu le 1er novembre 2003. La BIRFA quitterait ensuite le Libéria vers le 6 novembre.

(Neuf pays européens et le Canada participent à part entière à la BIRFA. Cinq autres pays européens y prennent également part, alors que cinq pays d’autres continents, dont un d’Afrique, un d’Asie et un d’Amérique du Sud, tiennent le rôle d’observateurs.)

La BIRFA devait fournir 35 militaires de manière à couvrir l’ensemble des postes d’un quartier général. Le personnel s’est regroupé à Copenhague avant de se déployer à Monrovia le 23 septembre. Il a alors entamé le transfert des responsabilités de l’ECOMIL aux Nations unies, qui devaient prendre en charge tout le maintien de la paix le 1er octobre.

Malgré l’accord de paix, les tensions étaient élevées à Monrovia. Les affrontements ont éclaté le 1er octobre, quand les Nations unies ont été pointées du doigt pour avoir laissé le dirigeant du LURD, Sekou Conneh, entrer dans la ville, ce qui a provoqué des tirs de pierres, puis des combats plus violents. Ces combats n’ont toutefois duré qu’une journée. Les désaccords entre le LURD et le dirigeant intérimaire du Libéria, Gyude Bryant, ont aussi interféré avec les opérations humanitaires des Nations unies, ce qui laissait présager une vague de violence.

Le 1er octobre 2003, les militaires de l’ECOMIL ont reçu des bérets bleus. Les militaires d’autres pays ont commencé à arriver peu à peu, et la MINUL a atteint ses effectifs autorisés en février 2004. Les programmes de désarmement et de réintégration suivaient leur cours.

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Renseignements de l'opération des FC (LIANE)

Nom: LIANE

Date: 18 septembre 2003 - 21 novembre 2003

En septembre 2003, quatre militaires canadiens ont été déployés au quartier général de la BIRFA dans le cadre d'une mission canadienne nommée Opération Liane. Après avoir réglé les formalités d’arrivée et planifié la mission, ces militaires se sont rendus à Monrovia, au Libéria, le 23 septembre. Deux officiers (un lieutenant-colonel et un capitaine) ont occupé les postes de G1 et de G3 (administration et plans opérationnels), alors que deux militaires du rang assuraient la sécurité.

Après la mise en place du quartier général, le lieutenant-colonel a cédé ses responsabilités au quartier général permanent de la MINUL, puis est retourné à Copenhague le 3 novembre. Les trois autres Canadiens sont restés au Libéria et ont occupé leurs postes jusqu’au 14 novembre, à la demande de la MINUL. Le 21 novembre, ils étaient de retour au Canada.