Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) MODULE

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

MODULE

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Programme accéléré de déminage des Nations unies au Mozambique

Nom de la mission internationale: Programme accéléré de déminage des Nations unies au Mozambique (UNADP)

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Afrique

Lieu: Mozambique

Date: 1 mai 1994 - Présent

Mandat:

Le gouvernement mozambicain et les responsables du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont mis sur pied le Programme accéléré de déminage des Nations unies (UNADP). Celui-ci a pour mandat de constituer une capacité mozambicaine de déminage.

De 1976 à 1992, le Mozambique a été plongé dans une terrible guerre civile qui s’est terminée le 4 octobre 1992 après la conclusion d’un Accord général de paix entre le gouvernement mozambicain et la Résistance nationale mozambicaine (RENAMO). Par la suite, au début de 1993, l’ONU a déployé des Casques bleus et des civils pour veiller au respect de l’accord de paix, démobiliser les soldats et les guérilléros et apporter de l’aide humanitaire. L’Opération des Nations unies au Mozambique (ONUMOZ) a également permis d’instaurer le premier programme de déminage pour le Mozambique.

On évalue à environ un million le nombre de mines que la RENAMO et le gouvernement ont posées durant la guerre civile, mais peu de cartes indiquant leurs emplacements ont été gardées. On estime à 562 km²; la superficie du territoire truffé de mines et de munitions non explosées. Le programme initial de déminage de l’ONUMOZ a été établi pour dégager les routes principales et assurer l’aide humanitaire ainsi que le retour des réfugiés et des personnes déplacées. Toujours dans le cadre de l’ONUMOZ, un programme a aussi été créé pour former des techniciens et superviseurs de déminage. En mai 1994, le Bureau des Nations unies pour la coordination de l’aide humanitaire (UNOHAC), la composante humanitaire de l’ONUMOZ créée par le Conseil de sécurité de l’ONU, a pris en charge cette tâche et espérait former 450 Mozambicains avant la fin 1994.

Lorsque l’ONUMOZ s’est achevée le 31 janvier 1995, le gouvernement mozambicain, en collaboration avec le Département des affaires humanitaires de l’ONU, a créé le Programme accéléré de déminage (ADP) auquel ont participé à peu près 500 Mozambicains. En 1995, le gouvernement mozambicain a créé la Commission nationale de déminage pour coordonner les activités relatives aux mines terrestres. Le nom de la Commission a changé en 1999 pour devenir l’Institut national de déminage (IND).

Malgré les efforts de déminage, les mines posent toujours un sérieux problème au Mozambique. Le Département d’État des États-Unis a affirmé qu’entre 1992 et 1998, les mines terrestres ont fait 10 000 victimes dans le pays. En 1987, 43 p. 100 d’entre elles étaient des femmes et des enfants qui étaient allés chercher de l’eau, travaillaient dans les champs ou faisaient paître les animaux. Le taux de décès est tombé à 25 par an en 2000; cependant, les inondations de février-mars 2000 et de février-mars 2001 ont déplacé les mines, certaines jusqu’à 20 km de leur emplacement initial. Même les pêcheurs en trouvaient dans leurs filets.

En 1999, le directeur de l’IND a indiqué qu’un relevé avait révélé la présence de 791 zones qui étaient minées et de 1 374 zones qui, croyait-on, pouvaient l’être. Ces zones sont intégrées au Plan national antimines, qui fait lui-même partie de la Stratégie nationale d’action antimines. L’UNADP, par contre, ne fait pas partie du programme national.

Des organisations militaires et non gouvernementales ont apporté le soutien international à l’UNADP. Sur le plan militaire, l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande ont envoyé des ingénieurs au Mozambique. La Nouvelle Zélande a délégué deux ingénieurs militaires : un conseiller technique principal et un conseiller technique en formation. Début 2002, l’Australie a rappelé ses deux derniers soldats après avoir contribué à l'UNADP pendant huit ans.

L’UNADP était formé de 10 pelotons totalisant 450 démineurs, 15 superviseurs, 4 équipes de détection, une équipe de neutralisation des explosifs et munitions et des instructeurs en déminage. L’UNADP met l’accent sur la formation d’une force locale de déminage bien équipée. Depuis 1992, plus de 54 000 mines ont été retirées sur une superficie de 10 570 hectares de terre, sur 7 718 km de route et sur 1 824 km de lignes électriques.

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Renseignements de l'opération des FC (MODULE)

Nom: MODULE

Date: 12 mars 1999 - 15 mai 2000

Notes sur la mission ou l'opération:

Le Canada a participé activement aux efforts de déminage au Mozambique. Le Canadian International Demining Centre, avec l’aide de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), a fait un relevé dont les résultats ont été publiés en juin 2001. Il y en a eu un autre à la suite des inondations survenues la même année.

L’ACDI a également soutenu un projet intégré d’action antimines des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) et de Coopération Canada Mozambique. L’ACDI et les TCA ont fourni chacun 1,25 million de dollars sur trois ans.

Les Forces canadiennes ont aussi contribué aux efforts de l’ACDI. Début 1998, à la demande des responsables de l’UNADP, l’ACDI a demandé aux FC de détacher trois personnes auprès de l’UNADP pour un an. Après avoir entrepris une mission de reconnaissance afin de déterminer le genre d’activité à mener, le ministre de la Défense nationale a approuvé la demande à la fin d’octobre 1998.

Le 18 mars 1999, l’ordre d’assignation des fonctions de l’opération Module a été publié. Un capitaine du génie, un adjudant sapeur et un adjudant technicien en géomatique ont été affectés au Mozambique pour une période d’un an sous le nom de Force opérationnelle au Mozambique. Le capitaine est arrivé le 11 avril et les adjudants quelques semaines plus tard.

Au Mozambique, les trois ont donné des cours sur le déminage et sur l’utilisation de l’informatique dans ce domaine, ainsi que sur la rédaction d’instructions permanentes d’opération. Les adjudants ont également procédé à des relevés avec des membres de l’UNADP dans le cadre de la formation en cours d’emploi. Le capitaine s’est rendu aussi aux centres d’action antimines en Croatie et au Kosovo pour échanger de l’information et les tenir au courant des activités des FC au Mozambique. Après les fortes pluies de février et mars 2000, les membres de l’opération Module ont fait rapport sur la situation au Mozambique. Le Canada a répondu promptement en envoyant, au début de mars, de l'aide humanitaire.

Les trois membres de l’opération Module sont rentrés au Canada entre le 31 mars et la mi-mai.