Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Mozambique 2000

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Mozambique 2000

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Mozambique 2000

Nom de la mission internationale: Mozambique 2000

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Afrique

Lieu: Mozambique

Notes sur la mission ou l'opération:

Le 9 février 2000, des pluies diluviennes ont commencé à s’abattre sur la partie sud du Mozambique et le Nord de la République sud-africaine. C’est le Mozambique qui a essuyé le plus gros de la tempête, des dizaines de milliers de personnes ayant dû fuir leur foyer dans la capitale, Maputo. Des milliers d’autres se sont retrouvées sans abri dans la province de Gaza, au centre du pays. Pour empirer les choses, en se déplaçant vers l’ouest, la tempête avait déversé sur le Botswana 75 p. 100 des précipitations annuelles normales en l’espace de trois jours. Or, la plupart des cours d’eau du Botswana coulent ensuite vers l’est à travers le Mozambique, si bien que les niveaux d’eau se sont élevés encore plus. Le fleuve Limpopo en crue est sorti de ses berges. Le manque d’eau potable causait des poussées de dysenterie dans certaines régions du Mozambique. Les Nations Unies ont reconnu qu’une crise menaçait.

La diminution des pluies laissait espérer un répit, mais le pire restait à venir. Le 22 février, le cyclone Elise a frappé le Mozambique près du centre du pays, juste au nord de la zone déjà touchée par les inondations. Au cours de la semaine suivante, les fortes pluies dans le sillage du cyclone ont inondé massivement la plus grande partie du pays, l’eau grimpant de quatre à huit mètres à certains endroits. Selon les estimations des organismes d’aide humanitaire, il fallait évacuer plus de 100 000 personnes, tandis qu’une foule d'autres avaient besoin de secours d’urgence. Mais la pluie continuait à tomber et elle n'a finalement cessé qu’à la mi mars.

L’aide internationale étant disponible dès le départ, la priorité consistait à amener les gens sur des terres plus élevées et à les nourrir; mais vu l’ampleur de la catastrophe, les organismes d’aide humanitaire déjà sur place ne suffisaient pas à la tâche.

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Renseignements de l'opération des FC (Mozambique 2000)

Date: 7 mars 2000 - 11 mars 2000

Mandat de la mission:

Livrer des secours humanitaires aux victimes d’inondations au Mozambique

Historique de la mission:

Le gouvernement canadien a alors annoncé une aide financière de 11,6 millions de dollars, dont 10 millions de dollars serviraient pour les secours à long terme et la reconstruction. La Croix Rouge canadienne a aussi lancé un appel à la générosité de la population. Quant aux Forces canadiennes, elles ont mis à jour des cartes à partir d’images RADARSAT, à l'intention des agences d’aide humanitaire et des organismes gouvernementaux. Ces cartes, qu’on a commencé à produire au milieu de février, montraient clairement l’étendue des inondations.

Les cartes ont été utiles aux trois militaires canadiens présents au Mozambique. Ils avaient été envoyés dans ce pays en avril 1999 pour contribuer à la réalisation du programme accéléré de déminage de l’ONU. Leur travail a été temporairement suspendu en raison des inondations. À présent, ils aidaient à distribuer les secours fournis par l’ONU et prêtaient leur concours au représentant de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) à Maputo.

Le 7 mars, le ministre de la Défense nationale a approuvé une demande de l’ACDI en autorisant l’envoi de deux avions CC-150 Airbus pour acheminer des secours au Mozambique. Le 10 mars, les deux appareils ont quitté la 8e Escadre Trenton, transportant chacun 20 000 kg de matériel jusqu’à Maputo, où ils sont arrivés le lendemain.