Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) PELI PELI

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

PELI PELI

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Opération PELI PELI

Nom de la mission internationale: Opération PELI PELI

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Afrique

Lieu: Congo

Date: 2 novembre 1967 - 20 novembre 1967

Mandat de la mission:

évacuer du Congo les mercenaires et leurs partisans à la demande de la Croix Rouge internationale.

Notes sur la mission ou l'opération:

Quand les troupes de l’ONU ont quitté le Congo en juin 1964, le pays était loin d’être pacifié. Les Casques bleus venaient à peine de partir quand les rebelles Simba ont tenté de créer leur propre état dans l’Est du pays. L’armée congolaise, affaiblie par le favoritisme et le népotisme, se révélait inefficace. Moïse Tshombe, ancien chef sécessionniste du Katanga qui venait d’être intronisé premier ministre, a alors embauché des mercenaires pour diriger l’offensive de l’armée visant à mater la rébellion Simba. Parmi ces mercenaires, il y avait « Mad Mike » Hoare, Robert Denard et Jean Schramme, un planteur belge ayant vécu 23 ans au Congo. Après la défaite du mouvement sécessionniste Simba, beaucoup des mercenaires sont demeurés au Congo à la solde du gouvernement, imposant son contrôle sur l’Est du pays. Subséquemment, Tshombe a été renversé à cause de ses exactions, puis mis en accusation et condamné pour trahison.

Schramme, à la tête de ses mercenaires et partisans, a déclenché une insurrection le 5 juillet 1967. Pendant que les insurgés avançaient vers la ville de Bukavu dans la province de Kivu, les soldats de l’armée congolaise se sont enfuis. Schramme voulait que le président Mobutu rétablisse la démocratie, annule la condamnation pour trahison à l’endroit de l’ex-premier ministre Tshombe et nomme celui ci ministre. Mais Mobutu a rejeté ces exigences. Les mercenaires ont alors repoussé les attaques lancées contre eux; toutefois, à mesure que les militaires accentuaient leurs pressions, Schramme a fini par comprendre qu’il courait à la défaite. En octobre 1967, la Croix Rouge internationale a réussi à négocier une entente avec Schramme et Mobutu consistant à évacuer les mercenaires blancs à Malte et leurs partisans congolais, en Zambie. Au même moment, les troupes de Schramme se faisaient chasser du Congo vers le Rwanda.

La Croix Rouge avait demandé à plusieurs pays de fournir des avions, notamment la Grande-Bretagne, les états-Unis et le Canada, qui était prié de prêter deux appareils. D’autres pays ayant fourni une contribution, la Croix Rouge a réduit sa demande à un appareil. Pendant la première moitié de novembre, Mobutu hésitait constamment à autoriser l’évacuation et revenait sur sa décision. Au bout du compte, la Croix Rouge a renoncé à ses efforts tandis que Mobutu s’est entretenu en privé avec les représentants de divers pays. L’évacuation a finalement eu lieu à la mi-novembre.

Le 2 novembre, le ministère des Affaires étrangères a indiqué au Quartier général des Forces canadiennes (QGFC) que la Croix Rouge internationale avait pris contact avec divers pays le 31 octobre pour organiser l’évacuation par avions militaires d’environ 900 Katangais, soit les partisans de Schramme, et de 400 à 500 femmes et enfants. Le même jour, les FC ont donné un préavis de mouvement de 24 heures touchant deux appareils Hercules (un du 435e Escadron et l’autre du 436e Escadron), ainsi qu’une compagnie de carabiniers du Royal 22e Regiment, 10 équipes de sécurité en vol (comptant chacune 1 sergent et 4 soldats) et 10 préposés aux soins. L’opération, baptisée Peli Peli, pourrait théoriquement avoir lieu dès le 5 novembre.

à la fin de la journée du 7 novembre, l’ordre de déploiement de la compagnie du R22eR a été annulé, et on a affecté à cette mission un seul appareil, celui du 436e Escadron. Une des équipes de protection en vol et deux adjoints médicaux devaient également y participer. L’avion Hercules no 10310, avec à son bord deux équipages, un personnel de service de 7 membres, une équipe de sécurité et du personnel médical, soit 29 personnes au total, s’est rendu à l’île de l’Ascension le 11 novembre, où il a attendu de nouvelles instructions.

La Croix Rouge s’étant désistée le 17 novembre, le Quartier général des FC a envisagé le rappel de l’avion Hercules, mesure qui avait aussi été recommandée par l’attaché canadien à Kinshasa. Le QGFC a accepté la suggestion et ordonné le 18 novembre le retour de l’avion, qui est rentré à Ottawa le surlendemain.

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