Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) SOLITUDE

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

SOLITUDE

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Représentant spécial du secrétaire général en Afrique occidentale

Nom de la mission internationale: Représentant spécial du secrétaire général en Afrique occidentale (SRSG-WA)

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Afrique

Lieu: Afrique occidentale

Date: 27 novembre 2002 - 15 juillet 2004

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Renseignements de l'opération des FC (SOLITUDE)

Nom: SOLITUDE

Date: 19 mars 2003 - 15 avril 2004

Enoncé de mission de la Force opérationnelle canadienne: Trouver une solution au litige frontalier sur la péninsule de Bakassi, entre le Nigeria et le Cameroun, en Afrique occidentale.

Historique de la mission:

Pendant plusieurs années, les relations entre le Cameroun et le Nigeria ont été tendues à cause de problèmes associés à leur frontière terrestre de 1 600 kilomètres, qui va du lac Tchad à la péninsule de Bakassi, et à leur frontière maritime dans le golfe de Guinée. Parmi les problèmes soulevés figuraient ceux des droits sur les riches réserves pétrolières terrestres et maritimes et du sort des populations locales. Composée d’environ 1 000 km² de mangrove, la péninsule de Bakassi se trouve sur la côte ouest de l’Afrique, entre le Nigeria au nord-ouest et le Cameroun au sud-est. Environ 70 000 personnes, pour la plupart des Nigérians, occupent les quelques zones habitables. Le golfe de Guinée, qui jouxte la péninsule de Bakassi, compte les champs pétrolifères les plus riches d’Afrique.

Pour arriver à une solution équitable, l’affaire a été soumise à la Cour internationale de justice (CIJ). Des semaines avant que la CIJ ne rende son jugement, le secrétaire général de l’ONU invitait les présidents Paul Biya du Cameroun et Olusegun Obasanjo du Nigeria à une rencontre pour discuter de la mise en œuvre du jugement imminent. Dans une déclaration conjointe du 5 septembre 2002, les deux présidents convenaient de respecter et de mettre en œuvre la décision de la CIJ et d’établir un mécanisme d’application.

Le 10 octobre 2002, la CIJ a statué sur le vieux litige de la souveraineté sur la péninsule de Bakassi en attribuant Bakassi au Cameroun. Le 23 octobre, le Nigeria a annoncé qu’il s’opposait à la décision de la CIJ, arguant que les habitants de Bakassi étaient essentiellement Nigérians. Pour éviter qu’un conflit n’éclate, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a annoncé le 27 novembre la création d’une commission mixte sous le présidence du représentant spécial du secrétaire général (SRSG) en Afrique occidentale, Ahmedou Ould-Abdallah, dont le rôle était de régler le litige par voie diplomatique.

À la fin de janvier 2003, les deux présidents et le Secrétaire général se sont rencontrés à Genève, en Suisse, et se sont mis d’accord sur un plan de travail complet en vue du retrait de l’administration civile et des forces militaires et policières dans la zone du lac Tchad. À la suite de l’entente, le département des Opérations de maintien de la paix des Nations unies a demandé qu’un officier supérieur des Forces canadiennes serve en Afrique occidentale comme conseiller militaire et officier de liaison supérieur pour le SRSG en Afrique occidentale. Cette demande a été faite au nom du département des Affaires politiques de l’ONU. Le Canada a accepté et a envoyé un officier à Dakar, au Sénégal, en mars 2003 (Opération Solitude). Cette tâche était d’un intérêt particulier pour le gouvernement canadien, car la région cible de l’initiative de paix et de sécurité du Plan d’action en Afrique du Canada était l’Afrique occidentale. En affectant auprès du SRSG en Afrique occidentale un officier supérieur de liaison militaire, le Canada croyait qu’il aurait la possibilité d’apporter une contribution utile à la mission et d’acquérir un bone aperçu du fonctionnement de la région. L’affectation devait durer un an.

Le mandat de la commission mixte était de définir clairement la frontière entre les deux pays, de protéger les droits des habitants des deux pays, de développer des projets afin de promouvoir les entreprises économiques mixtes et la collaboration transfrontalière, de relancer la Commission du bassin du lac Tchad et de surveiller le retrait de l’administration civile et des forces militaires et policières, de même que le transfert de l’autorité dans les zones en cause le long de la frontière. La commission mixte s’est réunie tous les deux mois et, à sa neuvième réunion à Yaoundé en avril 2004, elle a décidé que le processus de retrait et de transfert de l’autorité de la frontière terrestre commencerait le 15 juin et se terminerait le 15 juillet 2004 et que le processus de retrait et de transfert de l’autorité de la péninsule de Bakassi commencerait le 15 juillet et se terminerait le 15 septembre 2004.