Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) ARCHER

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

ARCHER
Photo : Cplc Robert Bottrill, Camèra
de combat des Forces canadiennes
Panjawai, Afghanistan

Des membres des Forces canadiennes, y compris le
Lieutenant-colonel Simon Hetherington (au centre),
commandant de l’èquipe de reconstruction provinciale
de Kandahar (ERP), et un reprèsentant de l'Agence
amèricaine pour le dèveloppement international
(USAID) assistent à une choura dans le district
de Panjwayi, à l'ouest de Kandahar.

Des membres de la Compagnie B, 2e Bataillon,
Princess Patricia’s Canadian Light Infantry,
des membres du 1 RCHA et des sapeurs se
sont rendus dans le district de Panjwayi
pour assurer la sècuritè tandis que des
membres des Forces canadiennes venant
de l'aèrodrome de Kandahar et de l'èquipe
de reconstruction provinciale (ERP), à
Kandahar, assistaient à la choura.

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Opération ENDURING FREEDOM

Nom de la mission internationale: Opération ENDURING FREEDOM (OEF)

Mandat de l'opération: Conseil de l'Atlantique Nord

Région géographique: Asie

Lieu: Afghanistan

Date: 7 octobre 2001 - Présent

Mandat de la mission:

De contribuer à l’élimination de la menace que pose le terrorisme en contribuant à la Force opérationnelle jointe canadienne du sud-ouest de l’Asie au Commander in Chief, Central Command appuyant la Campagne contre le terrorisme des États-Unis. Cet mission visa de protéger le Canada et ses alliés des attaques terroristes et de prévenir de futures attaques.

Notes sur la mission ou l'opération :

En décembre 2001, un certain nombre d'éminents Afghans se sont rencontrés à Bonn, en Allemagne, sous les auspices des Nations Unies. Le 5 décembre, ils ont signé l'Accord définissant les arrangements provisoires applicables en Afghanistan en attendant le rétablissement d'institutions étatiques permanentes, appelé aussi Accord de Bonn, en présence du représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afghanistan. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé l'entente aux termes de la résolution 1386, puis confirmé le mandat de la mission en adoptant les résolutions 1413 et 1444. En vertu de l'accord technique militaire conclu le 4 janvier 2002, la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) a alors entrepris de maintenir la sécurité en Afghanistan pour favoriser le processus de démocratisation. Au départ, la FIAS était dirigée à tour de rôle par différents pays de l’OTAN participants qui avaient l’entière responsabilité du commandement, du contrôle et de l’organisation. Même si les pays de l'OTAN assument toujours la direction de la FIAS chacun à leur tour, certains aspects de la planification relèvent du siège de l’OTAN depuis août 2003.

En décembre 2003, le Conseil de l'Atlantique Nord a accepté d’élargir le rôle de la FIAS en dehors de Kaboul, en y intégrant les activités des équipes de reconstruction provinciales (ERP) ailleurs dans le pays. La résolution 1510 adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 13 octobre établissait les fondements de cette expansion, qui visait à rebâtir les infrastructures à ces endroits pour que les gens puissent retrouver une vie à peu près normale, tout en réduisant leur dépendance à l'égard de l'aide internationale. Le 10 février 2005, les ministres de la défense des pays de l'OTAN ont convenu de porter l'effectif de la FIAS à 9 000 soldats et d'assurer la sécurité sur plus de la moitié du territoire afghan.

À l'appui de l'Accord technique militaire, la FIAS a entrepris de former les membres de la nouvelle Armée nationale afghane, qui devait atteindre un effectif de 70 000 personnes. L'entraînement des officiers était confié à la France, celui des sous-officiers à la Grande-Bretagne et celui des simples soldats à la Bulgarie, à la Roumanie et aux États-Unis conjointement. Quant aux Forces canadiennes, on leur a demandé d'entraîner les soldats au niveau des bataillons, autrement dit, de constituer avec les militaires formés par d'autres pays des unités cohérentes et efficaces qui, étant donné le rythme des événements en Afghanistan, auraient à assumer un rôle opérationnel dès que possible.

Haut de la page


Renseignements de l'opération des FC (ARCHER)

Nom: ARCHER

Date: 7 octobre 2004 - Prèsent

Enoncé de mission de la Force opérationnelle canadienne:

Former les membres de la nouvelle Armèe nationale afghane. Le mandat a ètè subsèquemment èlargi pour inclure les activitès de reconstruction dans la règion de Kandahar.

Le Canada a contribué à la formation de l'Armée nationale afghane à partir de l'automne 2003 (dans le cadre de l’Op Athena), mais le travail se faisait selon les besoins du moment. Par la suite, à la fin de juillet 2004, on a planifié d'officialiser cette participation, appelée opération Archer, laquelle a été amorcée le 7 octobre 2004. Durant la première phase, l'opération regroupait 4 officiers d'état-major affectés au quartier général du Commandement des forces multinationales en Afghanistan (Kaboul), 2 officiers d'état-major rattachés au quartier général de la Force opérationnelle interarmées combinée 76, à Bagram, et 14 instructeurs militaires chargés d'entraîner les soldats de l'Armée nationale afghane. Par la suite, le 17 mai 2005, les autorités canadiennes ont annoncé qu'elles affecteraient jusqu'à 1 250 militaires dans la région de Kandahar, au sein de l'équipe de reconstruction provinciale (ERP), qui inclurait également des représentants de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), du ministère des Affaires étrangères et de la Gendarmerie royale du Canada. Il était alors devenu évident que l'opération Archer aurait un caractère plus agressif que celui prévu à l’origine et qu'elle se déroulerait dans une zone aux prises avec les talibans et les terroristes d'Al-Qaïda et où les bandits et les barons de la drogue très actifs demeuraient une menace. La seconde phase de l'opération Archer a débuté à la fin de juillet 2005 par l'envoi à Kandahar d'une équipe d'activation dans le théâtre comptant 220 membres, chargée d'aménager le campement pour les militaires arrivant prochainement. Le contingent de 750 soldats devant être déployé au départ comprendrait 250 militaires de la BFC Edmonton faisant partie de l’ERP. De plus, 700 autres militaires de la BFC Petawawa arriveraient tout d’abord à Kaboul au début d’août pour prendre part à l’Op Athena et, une fois celle ci terminée, seraient transférés du Camp Julien à Kandahar. L’ERP s’est déployée en août, tandis que les soldats postés à Kaboul sont allés à Kandahar en octobre, après avoir contribué au maintien de la sécurité pendant les élections nationales. L’élément de soutien dans le golfe Arabo Persique qui avait appuyé l'opération Athena allait maintenant se joindre à l'opération Archer. On allait également déployer la Force opérationnelle interarmées 2.

Les forces participant à l'opération Archer assumaient un large éventail de fonctions. Ainsi, l'ERP se composait d'une compagnie d'infanterie, d'un escadron du génie, d'une compagnie d'appui au combat et de services de soutien des soins de santé. Le contingent de 700 militaires provenant de Petawawa incluait un escadron de reconnaissance blindé appuyé par des troupes d'infanterie, un escadron du génie, une compagnie d'infanterie chargée de la sécurité, une unité de soutien des soins de santé, un élément de soutien national et un élément de contrôle national.

Initialement, le rôle de l'ERP consisterait à forger des liens avec les responsables locaux ainsi qu'à déterminer les activités nécessaires et leur ordre de priorité. Une vingtaine de militaires devaient continuer à entraîner les soldats de l'Armée nationale afghane.

Un contingent supplémentaire de 1 250 membres, soit un quartier général de brigade de 250 membres et une force opérationnelle comprenant 1 000 soldats, est arrivé en février 2006. De plus, le Canada devait alors assumer le commandement de l'opération internationale dans cette région. Par conséquent, il y aurait quelque1 900 militaires à Kandahar, 85 à peu près à Kaboul au service de diverses organisations et environ 250 à la base de soutien située dans le golfe Arabo-Persique.

Le 31 juillet 2006, l’OTAN a assumé le commandement de l’opération dans six provinces du Sud de l’Afghanistan, y compris la région dans laquelle les Canadiens se trouvaient. Les Canadiens qui participaient à l’Op Archer relevaient maintenant de la FIAS et, quand la rotation suivante de soldats canadiens a eu lieu, l’opération a repris le nom d'Athena, malgré le fait qu’on a gardé la série de rotations de l’Op Archer et non celle de l’ancienne Op Athena. L’Op Archer s’est poursuivie, mais elle se composait désormais d’officiers d’état major du Commandement de la transition conjointe de la sécurité en Afghanistan, à Kaboul, et de quelques officiers de liaison en poste à l'aérodrome de Bagram appuyant l’opération Enduring Freedom(OEF). La contribution la plus importante a peut-être été celle des instructeurs des FC qui formaient les membres de l’Armée nationale afghane au détachement canadien du Centre d’entraînement national afghan, à Kaboul. La contribution canadienne à l’Op Archer consistait en une trentaine de membres des FC en septembre 2007.