Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Commission internationale de surveillance et de contrôle - Cambodge

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Commission internationale de surveillance et de contrôle - Cambodge

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Commission internationale de surveillance et de contrôle

Nom de la mission internationale: Commission internationale de surveillance et de contrôle - Cambodge (CISC - Cambodge)

Mandat de l'opération: Accord relatif à la cessation des hostilités au Cambodge du 21 juillet 1954

Région géographique: Asie

Lieu: Cambodge

Date: 11 août 1954 - 31 décembre 1969

Mandat de la mission:

Mettre en œuvre les modalités de l’Accord de Genève.

Notes sur la mission ou l'opération :

Les deux principaux antagonistes au Cambodge étaient le gouvernement royal du Cambodge et le mouvement Khmer Issarak (les forces de résistance khmères ou FRK). Après la Seconde Guerre mondiale, le Viet Minh a appuyé le développement des FRK et leur combat en vue d'obtenir l'indépendance du Cambodge par rapport à la France. Cependant, ces efforts n'ont jamais été aussi importants que ceux déployés dans le Sud-Vietnam ou au Laos. Au début de 1954, le Viet Minh a envahi le Cambodge.

L’Accord de Genève sur le Cambodge exigeait de la CISC qu’elle surveille la démobilisation des FRK et leur réintégration dans la société cambodgienne avant les élections prévues. Le gouvernement royal du Cambodge s’était engagé à accorder à tous les citoyens sans discrimination, y compris les anciens membres des FRK, le droit de participer à ces élections. La CISC devait aussi surveiller le retrait de toutes les forces étrangères et la libération des prisonniers de guerre et des détenus civils. Elle devait s'assurer qu'aucune nouvelle base ou force militaire n'était mise sur pied. Enfin, elle était chargée de surveiller les violations du territoire cambodgien.

Le processus de réintégration s’est très bien déroulé au Cambodge, tout comme le retrait des forces étrangères. En fait, Le Viet Minh avait entamé son retrait du Cambodge avant même que la CISC n’y entre en fonction, et les FRK avaient quitté leurs bastions afin de participer aux élections à venir, que ce soit à titre d’électeurs ou de candidats. Le Sud-Vietnam a rappelé ses 2 500 soldats, tandis qu'à la fin d'octobre 1954, les troupes françaises étaient toutes parties, à l’exception d’une mission d’entraînement et d’un cadre d'instruction qui étaient permis par l’Accord de Genève. Il y a même eu quelques soldats nord-vietnamiens qui se sont retirés, bien que les membres canadiens de la CISC Cambodge aient eu l'impression que leur nombre était étrangement peu élevé.

Les équipes d'inspection ont été bien accueillies par toutes les parties et n'ont pas éprouvé les problèmes de harcèlement et autres auxquels les deux autres CISC ont fait face. Après les retraits, la CISC a surtout mené des opérations courantes, mais il restait encore du travail à accomplir. Les FRK démobilisées craignaient les représailles des autorités cambodgiennes; cependant, la CISC a été en mesure de dissiper leurs craintes. La Commission a constaté des violations du territoire cambodgien par les forces nord-vietnamiennes et sud-vietnamiennes, ainsi que par les forces thaïlandaises. Le nombre de violations a graduellement diminué au cours des deux premières années.

Même si cette tâche ne faisait pas partie de son mandat initial, la CISC Cambodge a surveillé l'élection générale tenue le 11 septembre 1955, qu'elle a jugée équitable, bien que les forces armées et la police cambodgiennes aient eu recours à l'intimidation et exercé une certaine violence. Certains membres des FRK ont été arrêtés avant l'élection pour des crimes commis durant la période de résistance, pour avoir critiqué l'accord d'aide mutuel signé avec les États-Unis et pour avoir insulté la famille royale cambodgienne. La CISC a recommandé que ces détenus soient libérés ou encore que l'on fasse preuve d'indulgence à leur égard.

Toutefois, les opérations de la CISC Cambodge ne se sont pas déroulées sans problème, le prince Sihanouk utilisant la Commission pour servir ses propres ambitions politiques.

Au départ, la CISC Cambodge comprenait cinq équipes fixes et quatre équipes mobiles. Par suite du succès de l'accord et de l'élection, ces nombres ont été respectivement réduits à quatre et une. Une autre réduction s'est produite en 1956, la seule équipe restante étant alors celle établie à Phnom Penh. Cette équipe avait comme principale fonction de vérifier si du matériel de guerre entrait au pays, mais elle a aussi été chargée de faire enquête sur les violations territoriales et sur l'accroissement des forces le long de la frontière cambodgienne.

Avec le déclenchement des conflits armés au Vietnam, les viet-congs ont commencé à utiliser le Cambodge comme refuge à partir duquel ils pouvaient lancer des opérations de guérilla dans le Sud-Vietnam. Le prince Sihanouk, dirigeant du Cambodge, a décidé de ne pas intervenir contre ces forces communistes, car il sentait qu'elles allaient finir par remporter la victoire et, étant donné la précarité de sa propre position, il ne voulait pas s'attirer leur hostilité. Par conséquent, la CISC n’a pu effectuer d'inspection ni enquêter sur la présence des forces étrangères sur le territoire cambodgien.

En mars 1969, les Américains ont entrepris une campagne de bombardement secrète contre les sanctuaires des viet-congs au Cambodge. À mesure que l'infiltration communiste s'accroissait et que le nombre de communistes au Cambodge même augmentait, le prince Sihanouk a rétabli avec les États Unis les liens diplomatiques rompus en 1965. La présence militaire américaine au Cambodge a commencé à se renforcer. Le 31 décembre 1969, la CISC Cambodge a été dissoute à la demande du prince Sihanouk.

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Renseignements de l'opération des FC (Commission internationale de surveillance et de contrôle - Cambodge)

Nom: Commission internationale de surveillance et de contrôle - Cambodge

Date: 10 août 1954 - 31 décembre 1969

Abréviation de la Force opérationnelle canadienne: CISC - CAMBODGE

Enoncé de mission de la Force opérationnelle canadienne:

Mettre en œuvre les modalités de l’Accord de Genève.

Historique de la mission:

En 1954, le nombre maximum de membres des Forces canadiennes au Cambodge s'élevait à 32. Il a ensuite été réduit à 23 en 1955, après les élections, pour graduellement tomber à 6 en 1960. Cette réduction reflétait la baisse des tensions dans le pays. En avril 1956, le Canada avait proposé que la CISC soit dissoute. Cependant, le gouvernement cambodgien a demandé que la Commission maintienne une présence dans le pays, principalement parce qu'il craignait des problèmes frontaliers avec le Sud-Vietnam et la Thaïlande.