Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) PANDA

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

PANDA

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Opération PANDA

Nom de la mission internationale: Opération PANDA

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Asie

Lieu: Papouasie-Nouvelle-Guinée

Date: 15 juin 1998 - 31 janvier 1995

Mandat de la mission:

Travailler avec le Peace Monitoring Group (Groupe de surveillance de la paix) afin d’appuyer le processus de paix; Assurer une consultation sur tous les aspects du cessez-le-feu et sur les violations de celui-ci; Promouvoir, parmi le public, la sensibilisation et la compréhension du processus de paix; Aider dans d'autres domaines selon l’Accord entre les deux parties; Présider le Peace Process Consultative Committee (Comité consultatif sur le processus de paix).

Notes sur la mission ou l'opération :

Entre 1989 et 1998, des milliers de personnes (jusqu’à 20 000, si l'on en croit les estimations) sont mortes dans l’île de Bougainville, dans la nation de Papouasie-Nouvelle-Guinée (PG). L’extraction minière du cuivre s'est révélée une importante source de richesse pour le gouvernement de la PG. Cependant, elle a aussi entraîné des dommages environnementaux et des changements sociaux. Quelques groupes à Bougainville croyaient que les citoyens de l’île seraient mieux servis par un gouvernement indépendant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ceux-ci ont formé la Bougainville Revolutionary Army (Armée révolutionnaire de Bougainville) pour lutter en vue de l’indépendance de l’île, tandis que la Bougainville Resistance Force (Force de résistance de Bougainville) visait à maintenir Bougainville au sein de la PG.

Au cours des dix années de combat, l’infrastructure de l’île a été détruite, les citoyens ont vécu dans la crainte et l’économie a été dévastée. En 1997, le gouvernement néo-zélandais a réussi à organiser une conférence de paix qui a abouti à la Burnham Declaration of Ceasefire (déclaration de cessez-le-feu de Burnham). Cette déclaration a été suivie du Lincoln Agreement on Peace, Security and Development in Bougainville (Accord de paix de Lincoln, Sécurité et développement de Bougainville) le 23 janvier 1998, de l'Arawa Agreement Covering Implementation of the Ceasefire (Accord d'Arawa régissant la mise en œuvre du cessez-le-feu) le 30 avril 1998 et du Bougainville Peace Agreement (Accord de paix de Bougainville) le 30 août 2001.

En décembre 1997, la Nouvelle-Zélande a déployé un groupe de surveillance de la trêve devant faire partie intégrante du Peace Monitoring Group (PMG), établi par le Lincoln Agreement. Le PMG, composé de personnel militaire et de personnel civil venant de l’Australie, des Fiji, de la Nouvelle-Zélande et du Vanuatu, a officiellement entrepris ses activités le 1er mai 1998.

Le 2 juin, le Secrétaire général avait demandé au Conseil de sécurité d'approuver la présence d’une petite mission de surveillance de l’ONU, comme l'exigeait l'Arawa Agreement. Dans une lettre au Secrétaire général datée du 15 juin 1998, le Conseil de sécurité des Nations Unies a autorisé la création du Bureau politique des Nations Unies à Bougainville (UNPOB). L'UNPOB a reçu le mandat suivant:

Par suite de la signature du Bougainville Agreement, le mandat de l'UNPOB a été élargi pour inclure les questions de désarmement, ajout approuvé par le Conseil de sécurité le 31 octobre 2001. Étant donné le succès continu du processus de normalisation et de paix à Bougainville, le Conseil de sécurité a remplacé l'UNPOB par la Mission d'observation des Nations Unies à Bougainville le 1er janvier 2004.

En vue de constituer l'UNPOB, l’ONU avait demandé au Canada de fournir deux conseillers militaires. Le Canada a accepté d’en envoyer un et a émis l’ordre à cet effet le 11 septembre 1998. Deux majors des FC, l'un devant être affecté à l'UNPOB et l'autre devant servir de remplaçant, se sont préparés au déploiement. Au départ, des problèmes liés aux visas et au rôle de l'UNPOB ont empêché l'affectation. Aucun officier n'est parti en déploiement. L’ONU a par la suite indiqué qu'elle n'avait pas besoin d'un conseiller militaire. Le déploiement prévu a par conséquent été annulé le 3 août 1999.

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