Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Groupe d'observateurs militaires des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Groupe d'observateurs militaires des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Groupe d'observateurs militaires des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan

Nom de la mission internationale: Groupe d'observateurs militaires des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan (GOMNUIP)

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Asie

Lieu: India et Pakistan

Date: 25 juin 1950 - Présent

Mandat de la mission :

Le Groupe d’observateurs militaires des Nations Unies dans l’Inde et le Pakistan (UNMOGIP) a été institué le 14 mars 1950 dans le but de surveiller le respect du cessez le feu conclu entre l’Inde et le Pakistan relativement à l’État de Jammu-et-Cachemire.

Notes sur la mission ou l'opération :

En août 1947, l’Inde et le Pakistan ont obtenu leur indépendance de la Grande-Bretagne. L’État de Jammu-et-Cachemire (appelé communément Cachemire) est alors devenu une pomme de discorde entre les deux pays, qui se sont ensuite affrontés pour y imposer leur domination. L’ONU a alors établi la Commission des Nations Unies pour l’Inde et le Pakistan (CNUIP), qui a aidé par la suite à établir un cessez le feu. La CNUIP incluait des observateurs militaires relevant du conseiller militaire principal de la Commission. Quand cette commission a été dissoute le 14 mars 1950, une résolution du Conseil de sécurité a décrété le maintien sur place des observateurs militaires, en les réorganisant toutefois sous l’appellation de Groupe d’observateurs militaires des Nations Unies dans l’Inde et le Pakistan (GOMNUIP).

L’effectif du GOMNUIP a fluctué en fonction du degré de tension dans la région, allant de 36 membres en 1950 jusqu’à 67 en 1964, soit un an avant la reprise des hostilités. En 2005, le Groupe comptait 46 observateurs, mais aucun Canadien. Dès le départ, les observateurs du GOMNUIP ont été postés des deux côtés de la ligne de contrôle, comme on appelait la ligne de cessez le feu établie en 1949; ils avaient pour tâche de surveiller le respect de l'accord conclu et de signaler les éventuelles violations. Comme il leur était interdit d’intervenir, leur présence n’a pas suffi à empêcher le déclenchement de deux nouvelles guerres entre ces pays, en 1965 et en 1971. Mais les succès militaires obtenus par l’Inde durant ce dernier conflit ayant eu pour effet de modifier le tracé de la ligne de contrôle, le gouvernement indien a ensuite prétendu que le mandat du GOMNUIP était expiré; or, même si l’intervention initiale de l’ONU reposait sur le principe de consensus, le Secrétaire général a décrété que seul le Conseil de sécurité pouvait mettre un terme à cette mission, ce qui n’était pas encore fait.

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Renseignements de l'opération des FC (Groupe d'observateurs militaires des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan)

Nom: Groupe d'observateurs militaires des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan

Date: 1 juillet 1950 - 30 novembre 1995

Abréviation de la Force opérationnelle canadienne: UNMOGIP

Historique de la mission :

Le Canada a fourni 8 des 34 observateurs militaires du premier contingent du GOMNUIP pour des périodes d’affectation d'un an, soit 6 mois de chaque côté de la ligne de contrôle. Un neuvième est venu s’ajouter en 1955. Neuf ans plus tard, l’ONU a demandé au Canada de fournir également un détachement de transport aérien; l’ARC a alors envoyé un appareil DHC4 Caribou, trois officiers et cinq membres du personnel de piste appartenant au No 102 Composite Squadron, basé à Trenton.

Les membres du détachement aérien canadien ont été attaqués durant la guerre de 1965. De plus, l’avion Caribou a subi de graves dommages lors d’une attaque à la mitrailleuse par un chasseur Sabre de l’aviation pakistanaise; mais heureusement, aucun membre de l’équipage n’a été touché. À la suite du cessez le feu, les membres du No 102 Composite Squadron ont été rattachés temporairement, de septembre 1965 à mars 1966, à la 117e Unité de transport aérien (117 UTA), où ils étaient chargés de fournir un appui aérien à la fois au GOMNUIP et à la Mission d’observation des Nations Unies pour l’Inde et le Pakistan (UNIPOM). Une fois cette dernière mission terminée, ils ont réintégré la 102 KU et repris leurs tâches habituelles à l’appui du GOMNUIP. En outre, ce détachement est devenu officiellement une unité des Forces canadiennes, sous le nom de 102 Composite Unit Detachment.

Le 8 juillet 1968, la 102 KU a été rebaptisée 424e Escadron; peu après, le premier appareil Twin Otter est arrivé sur place pour remplacer le Caribou. Mais cet appareil n’a pas fait long feu, étant donné qu’il a été détruit au sol à Rawalpindi quatre mois plus tard, après l’éclatement de la guerre indo pakistanaise de 1971.

Le détachement du 424e Escadron rattaché au GOMNUIP a été officiellement dissous le 1er avril 1975, et tous les membres avaient quitté les lieux à la fin de mars. La contribution permanente du Canada se trouvait à présent réduite au nombre initial de neuf observateurs militaires. On a réduit ce nombre à un seul à la fin de 1978, avant de supprimer carrément le poste au début de 1979. Depuis, la contribution canadienne a eu un caractère épisodique. Des appareils CC130 Hercules du 435e et du 436e Escadron de transport ont régulièrement déménagé le quartier général du GOMNUIP de Rawalpindi à Srinagar et vice versa, mais ces missions, qui ne duraient chaque fois que quelques semaines, ont pris fin en 1996, les responsables du GOMNUIP ayant décidé qu’il serait moins coûteux d’effectuer les déménagements par camion. Par conséquent, le dernier vol effectué par un avion Hercules avant cette décision, soit celui d'octobre 1995, a été l’ultime apport concret du Canada à cette mission et a marqué la fin d’un engagement étalé sur 36 ans auquel ont participé plus de 350 militaires canadiens.