Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Commission d'armistice militaire du Commandement des Nations Unies

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Commission d'armistice militaire du Commandement des Nations Unies

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Commission d'armistice militaire du Commandement des Nations Unies

Nom de la mission internationale: Commission d’armistice militaire du Commandement des Nations Unies (UNCMAC)

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Asie

Lieu: Corée

Date: 1 juillet 1953 - Présent

Mandat de la mission:

Surveiller le respect de l’Accord d’armistice militaire coréen de 1953 entre la Corée du Nord et la Corée du Sud dans la zone démilitarisée.

Notes sur la mission ou l'opération :

Au début du conflit coréen en 1950, les Nations Unies ont parrainé la formation d’une force internationale pour repousser les forces de la Corée du Nord à l’extérieur de la Corée du Sud. Les lignes de combat ont oscillé entre le Sud et le Nord plusieurs fois au cours de la première année, mais elles avaient été stabilisées vers le milieu de 1951 le long de ce qui allait devenir la ligne d’armistice. On croyait que la guerre de Corée se terminerait vers la fin de 1951, car les négociations de paix étaient en cours.

Devant la fin apparemment imminente de la guerre, le Commandement des Nations Unies (CNU), l’organisation responsable de la coordination de l'initiative des Nations Unies au cours de la guerre, a proposé de créer une Commission d’armistice militaire du CNU (UNCMAC). Malheureusement, les espoirs d’armistice étaient prématurés, et l’UNCMAC n’a pas été formée.

En avril 1953, les espoirs d’armistice ont refait surface. L’UNCMAC a été créée en juillet 1953 pour surveiller la mise en œuvre de l’Accord d’armistice et pour offrir un moyen de négociation dans les cas d’allégations de violation de la trêve. Chaque représentant militaire devait aider l’UNCMAC dans les dossiers touchant les forces de son pays, surtout quand celui-ci était à l’origine des allégations.

L’Accord d’armistice coréen est unique, car il s’agit d’un document purement militaire. L'une des caractéristiques clés de l’armistice coréen est qu’aucune nation n’a signé l’Accord. Le commandant des forces des Nations Unies l’a signé au nom du commandement unifié, regroupant les forces militaires de 16 pays membres des Nations Unies et de la République de Corée. L’UNCMAC, basée à Séoul et à Panmunjom, est responsable de la surveillance du respect de l’Accord d’armistice militaire entre le Sud et le Nord de la Corée le long de la zone démilitarisée s'étalant sur 151 milles.

Pendant la planification initiale, on a demandé au Canada, qui était l'un des 16 pays participant à l’effort de guerre, d’affecter un officier du grade de colonel ou de lieutenant-colonel à l’UNCMAC. Le Canada a répondu à cette demande en décembre 1951 et un officier a été choisi et envoyé. Comme la mise en œuvre de l’UNCMAC a été mise en veilleuse à ce moment-là, l’officier canadien est resté sur le théâtre comme officier de liaison.

La possibilité de la signature d'un armistice s'accroissant au début de 1953, on a de nouveau demandé au Canada de participer à l’UNCMAC, ce qui a été approuvé le 27 avril 1953. Un deuxième lieutenant-colonel avait été choisi et affecté en Corée et il était sur place quand l’UNCMAC a vu le jour en juillet 1953. Il était cependant d’avis que les intérêts du Canada seraient mieux servis par un major.

Moins de six mois plus tard, il a constaté que le travail de l’UNCMAC était au point mort et il a recommandé au Canada de se retirer. Comme il n’y avait pas de représentation diplomatique canadienne en Corée du Sud, le ministère des Affaires étrangères trouvait précieux les rapports que lui faisait parvenir le représentant militaire canadien. On a donc maintenu la représentation canadienne.

Le Canada a affecté un major et un sergent à l’UNCMAC jusque dans les années 70. Ils participaient à l’inspection des postes de garde, aux enquêtes sur les violations du cessez-le-feu ainsi qu'à d'autres activités et cérémonies, y compris le rapatriement de dépouilles de la Corée du Nord. En 1978, cette responsabilité a été cédée à l’attaché des Forces canadiennes à l’ambassade du Canada à Séoul, en Corée du Sud. Ce transfert de responsabilité a mis fin à l’opération des Forces canadiennes dans le cadre de l’UNCMAC.

Présentement, l’UNCMAC est constitué de cinq membres : un chef de la délégation (un major-général coréen), un membre des États-Unis (un major général américain), un Coréen (un brigadier-général coréen), un membre du Commonwealth (un brigadier britannique) et un membre du Groupe consultatif de l’UNCMAC. Comme membre du Groupe consultatif de l’UNCMAC, le Canada participe à l’UNCMAC en affectant un militaire tous les deux ans pour une période de six mois. L’attaché des Forces canadiennes représente le Canada à l’UNCMAC dans le cadre de ses tâches habituelles et non pas dans celui d’une opération ponctuelle des Forces canadiennes.

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