Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) CENTRAL

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

CENTRAL
Vue aérienne du terrain au Honduras
après le passage dévastateur de l’ouragan
Mitch dans la région.

Information internationale

Nom de l'opération internationale: CENTRAL

Nom de la mission internationale: CENTRAL

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Amérique centrale

Lieu: Honduras

Date: 6 novembre 1998 - 23 décembre 1998

Haut de la page


Renseignements de l'opération des FC (CENTRAL)

Enoncé de mission de la Force opérationnelle canadienne:

Fournir une aide humanitaire aux survivants d'un ouragan au Honduras.

Historique de la mission:

Le 22 octobre 1998, une dépression tropicale s’est formée au sud de la Jamaïque. Au cours des deux semaines suivantes, cette petite dépression est devenue l’un des ouragans les plus meurtriers et les plus dévastateurs enregistrés dans l’hémisphère occidental. En se déplaçant vers l’Ouest, la dépression s’est transformée en un ouragan le 24. L’ouragan Mitch s’est rapidement déchaîné devenant une tempête de force 5. Alors qu’il s’approchait du Honduras, il a ralenti.

Du 27 au 31, Mitch est resté soit au large du Honduras ou sur la masse continentale de ce pays où il a causé des inondations soudaines et des coulées de boue. Touchant terre, Mitch a faibli pour redevenir une dépression tropicale, mais a repris de sa force alors qu’il se dirigeait vers le golfe du Mexique et la Floride.

Au Honduras, Mitch a fait environ 10 000 morts, 11 000 blessés, 12 000 disparus et plus de 1,4 million de sans-abri. Plus de 70 000 habitations ont été endommagées ou détruites, 92 ponts ont connu le même sort alors que les routes et voies ferrées ont subi des dégâts importants. Comme l’approvisionnement en eau et en électricité ainsi que les communications ont été coupés, des millions de personnes se sont retrouvées isolées sans aucune source de nourriture, de combustible, de médicaments ou d’eau. Plus de la moitié de toutes les cultures ont été détruites.

L’intervention du Canada, décidée le 6 décembre, a pris le nom d’opération CENTRAL c'était le premier déploiement de l’équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART). Le déploiement a commencé le 9 novembre et s’est terminé le 15. L’appui apporté à la DART s’est composé d’un élément d’état-major, d’un détachement d'hélicoptères, d’une Force de protection des aérodromes et d’une section militaire des mouvements aériens.

En l’espace d’une semaine, un avion Hercules des FC a effectué 30 vols pour déployer la DART, alors qu’un Airbus des FC a transporté de l’aide humanitaire et des médias canadiens. L’état-major canadien s’est installé à La Ceiba, un centre régional de transports et de distribution. La DART s’est établie à Soneguerra, une ville proche de la vallée du Rio Aguan, l’une des régions les plus touchées du pays.

Une fois sur le terrain, l’élément d’état-major a commencé à coordonner les activités de la DART avec celles du ministère hondurien de la Santé, des comités locaux de secours médicaux au sol et la Standard Fruit Company. La cellule de coopération civilo-militaire (COCIM) de l’état-major s’est efforcée de mettre en contact les fournisseurs d’aide avec les organismes locaux ayant besoin d’assistance.

L’équipe médicale de la DART a rapidement découvert un problème une fois déployée : les infrastructures routières détruites limitaient le nombre de personnes qui pouvaient avoir accès à la clinique de l’équipe. La solution a consisté à créer de petites cliniques dans les régions reculées et de se servir des hélicoptères pour transporter le personnel médical à différents endroits, ainsi que de procéder à des évacuations sanitaires. Au cours de la mission, l’équipe médicale a traité plus de 7 500 patients. Elle a également coordonné un projet avec le ministère hondurien de la Santé visant à prendre des mesures contre les insectes qui transmettent des maladies.

Le détachement d’hélicoptères, composé de 79 personnes du 427e Escadron et de 4 hélicoptères Griffon CH-146, a effectué des vols à partir de La Ceiba. Au cours de l’opération, ils ont effectué 223 missions, transportant 782 personnes et 180 tonnes d’aide humanitaire.

En plus de construire le camp canadien, les ingénieurs ont participé à des projets de reconstruction de 19 communautés. Fait plus important, le système de purification d’eau par osmose inverse a fourni de l’eau potable que les ingénieurs ont conditionnée pour ensuite la fournir aux régions qui en avaient besoin. Ils ont également aidé à reconstruire les routes et à rétablir l’approvisionnement en eau.

L’équipe de la SMMA, située à La Ceiba, a déchargé plus de 700 tonnes au cours des dix premiers jours, en grande partie de l’équipement et des fournitures de la DART. Elle a ensuite apporté jusqu’à 200 tonnes d’aide par jour et mis en place un système efficace de distribution. Elle a joué un rôle vital alors que l’aide internationale affluait dans le pays. On a chargé un peloton de 30 agents de la police militaire d’assurer la sécurité des hélicoptères, car le gouvernement hondurien s’attendait à du pillage après la catastrophe. Les agents de la police militaire ont nettoyé et réparé une école locale lorsqu’ils n’étaient pas de service.

Une fois terminée la phase d’aide aux sinistrés, la reconstruction est devenue la priorité du gouvernement hondurien et de la communauté internationale. Les opérations de la DART ont pris fin le 12 décembre. Le 23 décembre, tout le personnel était rentré au Canada. Les responsabilités ont été confiées aux organisations honduriennes et non gouvernementales ainsi qu’à l’Agence canadienne de développement international. En tout, près de 300 membres des FC ont été déployés au Honduras.