Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Grenade 1974

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Grenade 1974

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Grenade 1974

Nom de la mission internationale: Grenade 1974

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Amérique centrale

Lieu: Grenade

Date: 30 janvier 1974 - 8 février 1974

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Renseignements de l'opération des FC (Grenade 1974)

Enoncé de mission de la Force opérationnelle canadienne:

Évacuer les ressortissants canadiens et étrangers de la Grenade si la situation se détériorait sur le plan de la sécurité.

Historique de la mission:

En mai 1973, la Grande-Bretagne a annoncé que la Grenade accéderait à l’indépendance complète en février 1974. En apprenant cette nouvelle, les syndicats, les organisations civiques et les Églises de la Grenade ont craint que le ministre en chef, Eric Geary, ne se proclame dictateur. Ce dernier avait déjà montré un certain penchant pour la tyrannie, notamment en ayant recours à des hommes de main, connus sous le nom de « Mongoose Gang » (Gang des mangoustes). Compte tenu de ces craintes, les organisations civiques et les Églises ont formé le « Committee of 22 » (Comité des 22).

Le 1er janvier 1974, le « Committee of 22 » a lancé un ordre de grève nationale, suivie d’une manifestation de protestation le 21 janvier. La police a dispersé celle-ci avec violence et ce jour a pris le nom de « Bloody Monday » (lundi sanglant). Un manifestant a été tué et de nombreux autres blessés. Le seul mort était M. Rupert Bishop, le père de M. Maurice Bishop, chef du parti de l’opposition, le « New Jewel Movement ».

Dans cette atmosphère d’incertitude concernant de futures violences, le gouvernement du Canada a prévu la possibilité d’une évacuation des ressortissants canadiens. Le NCSM Annapolis devait participer aux cérémonies de l’indépendance. Le 30 janvier, ce navire a pris la mer à destination de la Barbade sous la direction du commandant de la 5e Escadre canadienne de destroyers (Cmdt 5 EREDC). À son arrivée à la Barbade, le 2 février, l’Annapolis a été placé sous le commandement du haut-commissaire du Canada M. H. Smith, pour être utilisé si la situation l’exigeait. À la Barbade, la compagnie de débarquement du navire a passé plusieurs jours en entraînement de recyclage.

Le 5 février, l’Annapolis a fait route vers la Grenade avec à son bord M. Smith et le Premier secrétaire. Le navire est arrivé à St. George (Grenade) la veille du Jour de l’Indépendance. Les rues étaient silencieuses et jonchées de débris de verre et de déchets à la suite des émeutes et des grèves. Le Jour de l’Indépendance, la moitié de l’équipage du navire a eu quartier libre, de 13 h à 18 h, et des délégations ont assisté à quelques cérémonies à terre. En dehors de la zone où celles-ci étaient organisées, tout était calme.

Le 7 février, le commandant du navire (Cmdt 5 EREDC) et M. Smith ont assisté à la cérémonie officielle à la résidence du Gouverneur, qui a été suivie d’une réception à bord de l’Annapolis à laquelle étaient invités des représentants du gouvernement et leurs familles. Le navire a quitté St. George à 15 h et il est arrivé à 23 h 55 à la Barbade, où M. Smith et le Premier secrétaire ont débarqué. L’Annapolis a alors rejoint le NCSM Assiniboine et les deux navires ont mouillé près de l’île de Bequia. Comme la situation à la Grenade demeurait calme et que les ressortissants canadiens semblaient en sécurité, les deux navires ont levé l’ancre le 8 février, à 18 h, et ont fait route vers la base navale de Roosevelt Roads.

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