Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Haïti 1963

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Haïti 1963

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Haïti 1963

Nom de la mission internationale: Haïti 1963

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Amérique centrale

Lieu: Haïti

Date: 15 mai 1963 - 24 mai 1963

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Renseignements de l'opération des FC (Haïti 1963)

Enoncé de mission de la Force opérationnelle canadienne:

Évacuer les ressortissants canadiens d’Haïti si l'ordre en est donné.

Historique de la mission:

En 1957, M. François Duvalier a été élu président d’Haïti pour un mandat de six ans. Craignant peut-être qu’il ne décide unilatéralement de prolonger son mandat, des militaires ont préparé un coup d’État au début de 1963, mais leurs menées ont été découvertes en avril. La plupart des conjurés ont été rapidement arrêtés, mais quelques-uns d’entre eux se sont réfugiés à l’ambassade de la République dominicaine, poursuivis par la police haïtienne résolue à les arrêter. Cette dernière s’est rapidement retirée de l’ambassade lorsque le président dominicain, M. Juan Bosch, a menacé de recourir à la force contre Haïti.

Il en a résulté une impasse : les autorités haïtiennes ne permettaient pas aux forces antigouvernementales de partir de l’ambassade alors que le président Bosch voulait qu’elles quittent le territoire dominicain. Pour prouver sa détermination, il a rassemblé ses forces armées le long de la frontière haïtienne, ce qui a fait monter la tension. Les troupes haïtiennes qui encerclaient l’ambassade se sont retirées le 13 mai; toutefois, ce sont les conspirateurs contre le gouvernement qui n’ont pas été autorisés à partir immédiatement. Les tensions sont restées fortes entre Haïti et la République dominicaine et les forces militaires des deux pays étaient prêtes à la guerre. La tension a lentement diminué au cours des deux semaines suivantes, bien que les opposants du président Duvalier aient commencé à effectuer des raids en Haïti à partir de la République dominicaine.

Le mercredi 15 mai, le NCSM Saskatchewan a reçu un message du quartier général de la Marine lui ordonnant de faire route sans tarder vers Port au Prince. Le navire, qui mouillait à la base navale américaine de San Juan, est parti trois heures plus tard. Le navire était au large d’Haïti le jour suivant.

À bord du Saskatchewan, des plans ont été immédiatement dressés pour préparer l’évacuation des ressortissants canadiens d’Haïti et pour protéger les biens du gouvernement canadien. Les deux équipes d’abordage permanentes et le groupe de destruction du navire ont été renforcés afin de créer un détachement de débarquement composé de 75 marins, tandis qu’on constituait une section de combat et d’armement des embarcations qui comptait 22 officiers et matelots. Le jeudi 16 mai a été consacré à la préparation des compagnies de débarquement, à l’entraînement aux armes légères, à des exercices militaires et à des séances d’information sur les procédures à suivre dans le cas d’un débarquement.

La US Navy était également représentée par sept navires (notamment des péniches de débarquement) et la Royal Navy avait quant à elle envoyé un navire de guerre. Le Saskatchewan a maintenu sa position dans le chenal St. Marc, attendant les ordres mais, dans l’intervalle, il a servi de liaison pour les communications entre les Britanniques et les Américains. Le 20 mai, les NCSM Bonaventure, Chaudière et Cap-de-la-Madeleine ont reçu l’ordre de se tenir prêts, mais de rester plus au large que le Saskatchewan. Ils ont quitté le secteur le 22 mai et la US Navy, le 23. Après avoir rejoint le HMS Caprice le lendemain matin, le Saskatchewan a appris que la Royal Navy se retirait également. Le Saskatchewan a reçu l’ordre ce soir-là de faire route vers Kingston, en Jamaïque. L’évacuation prévue des Canadiens d’Haïti n’était plus nécessaire.

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