Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) AIRBRIDGE

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

AIRBRIDGE
Description : Sarajevo – Le Capt Milek,
aux commandes d’un avion Hercules des
Forces armées canadiennes, se rend
à la ville de Sarajevo pour y
livrer des approvisionnements de secours
destinées au Haut Commissariat des Nations
Unies pour les réfugiés (UNHCR). Le
Capt Milek est un pilote du 429e
Escadron de transport, à Trenton (Ontario).

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR) Pont aérien de Sarajevo

Nom de la mission internationale: Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR) Pont aérien de Sarajevo

Mandant: Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

Mandat:Envoi de secours humanitaires à Sarajevo à la demande du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Région géographique: Europe

Lieu: Bosnie-Herzégovine

Date: 2 juillet 1992 - 9 janvier 1996

Notes sur la mission: Au début de 1992, le conflit dans la République de Bosnie-Herzégovine et, plus précisément, le siège de Sarajevo résultèrent en deux opérations. Le Conseil de sécurité autorisa la création de la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU) et la demande du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) résulta en l'envoi de fournitures à Sarajevo. Même s’il chargea la FORPRONU, et ensuite les opérations de l'ONU en Bosnie-Herzégovine, de voir à l'opération, le Conseil ne s’y impliqua pas directement.

À la suite du déclenchement de la guerre, en Yougoslavie, en 1991, le HCR est devenu l’organisme responsable pour la livraison de nourriture aux réfugiés et dans les villes et villages isolés en raison des combats. Plus de 4 millions de personnes ont reçu de l’aide, dont 2,7 millions en Bosnie. Cette aide fut d'abord livrée par voies terrestres, mais l’intensification de la guerre en Bosnie et la pression exercée par les Serbo-Bosniaques firent que le HCR commença à compter de plus en plus sur le transport aérien. Les Serbo-Bosniaques trouvèrent un moyen d'empêcher ce ravitaillement et Sarajevo et ses environs, soit environ 440 000 personnes, se trouvèrent sans ressources.

Le 5 juin 1992, la FORPRONU et les Serbo-Bosniaques arrivèrent à un accord en vue de permettre des vols HCR vers Sarajevo. À l'arrivée des troupes de l’ONU, sous le commandement du major-général Lewis MacKenzie, le 29 juin, les Serbo-Bosniaques contrôlaient encore l'aéroport avec leurs armes lourdes qui pouvaient viser l’aéroport, des canons antiaériens aux abords et des soldats à portée de tir. L’accès routier fut facilement fermé. Les quantités requises pour approvisionner Sarajevo étaient au-delà des capacités du HCR et de ses avions. Le HCR se tourna donc vers ses partenaires militaires.

Le 3 juillet 1992, le pont aérien du HCR sur Sarajevo commença avec du personnel des 21 nations qui y participait. Lors de la première moitié de l’opération, les vols décollèrent de Split et de Zagreb en Croatie, de Francfort en Allemagne et de Ancône en Italie. À partir de 1995, il décolleraient tous de Ancône afin de réduire les coûts. Le pont aérien fut coordonné par le HCR, en étroite collaboration avec les nations participant à l’opération, et de la FORPRONU, qui voyait à la sécurité de l’aéroport de Sarajevo.

Le pont aérien connut des problèmes, et se vit souvent interrompu. Par exemple : il fut suspendu le 5 août et le 22 août à cause d’une frappe aérienne de l’OTAN contre des cibles serbes; il fut encore suspendu le 21 novembre lorsque les Serbes menacèrent d'attaquer les vols si l’OTAN ne cessait pas de renforcer la zone d’interdiction aérienne au-dessus de la Bosnie; en mars 1995, le pont aérien fut réduit de 40 % lorsque les Serbo-Bosniaques entravèrent les livraisons entre l’aéroport et la ville; il arrêta complètement le 8 avril 1995 car les combats près de l’aéroport rendaient les vols trop hasardeux; les Serbes coupèrent ensuite l'approvisionnement en gaz naturel, en électricité et en eau pendant le mois de mai et empêchèrent l'aide d'arriver par le route. Le pont aérien ne recommença pas avant septembre 1995.

L’incident le plus sérieux de l’opération eut lieu le 3 septembre 1992 lorsqu'un G-222 des Forces aériennes italiennes fut atteint par un missile air-sol à 27 km de l’aéroport de Sarajevo. Les quatre hommes d’équipage périrent. Plus de cent incidents furent enregistrés où un tir d’armes de petit calibre fut dirigé vers les avions.

Pendant trois ans et demi, le pont aérien livra plus de 160 677 tonnes de fournitures à Sarajevo, incluant plus de 144 000 tonnes de nourriture et 15 850 tonnes de fournitures médicales et d’équipement. Plus de 1100 blessés furent évacués.

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Renseignements de l'opération des FC

Aucun nom canadien - 3 juillet 1992 au 4 mars 1994

Opération AIRBRIDGE - 4 mars 1994 au 9 janvier 1996

CF Mission/Operation Notes:

La participation canadienne débuta le 5 juillet 1992. Les missions suivaient la présence canadienne au Zagreb pour l’opération HARMONY. Sans nom, l'opération prit officiellement le titre de opération AIRBRIDGE le 4 mars 1994. Le gouvernement révisa sa participation au pont aérien tous les six mois.

Le détachement canadien opéra initialement de Zagreb en Croatie et déménagea à Ancône en Italie en février 1993. La 426e escadron décolla parfois de Split pendant les années 1994 et 1995. Le détachement consista en un Hercule CC-130 et environ 44 membres d’équipage. Deux équipages en rotation chaque mois faisaient trois vols par jour, sept jours par semaine. Ainsi, la plupart du personnel fit au moins cinq rotations, tandis que quelques-uns d’entre eux en firent plus de sept.

En raison de la menace créée par les défenses antiaériennes autour de Sarajevo, vingt minutes avant d'entrer dans l'espace aérien bosnien, les équipages devaient mettre des casques et des gilets pare-balles. Les avions étaient équipés de radar afin de pouvoir détecter les radar-guided threats and has chaff and flare dispenser to counter missile attacks

Le Canada fit 1860 vols vers Sarajevo, quatrième après les États-Unies (4597), la France (2133) et le Royaume-Uni (1902).