Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) GUARANTOR

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

GUARANTOR

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Opération JOINT GUARANTOR

Nom de la mission internationale: Opération JOINT GUARANTOR

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Europe

Lieu: Kosovo

Date: 11 novembre 1998 - 24 mars 1999

Mandat de la mission:

Dès réception de l’ordre à cet effet, évacuer les personnes affectées à la Mission de vérification au Kosovo (MVK) de l’OSCE et/ou les personnes ayant un statut spécial désigné au Kosovo, afin d’assurer leur sécurité.

Mandat appuyé par les résolutions 1199 et 1203 du Conseil de sécurité des Nations Unies Chapitre VII

Notes sur la mission ou l'opération:

À l’été 1998, les hostilités entre les forces de la République fédérale de Yougoslavie (FRY) et l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) clandestine ont éclaté au grand jour. Les forces de police du ministère de l’Intérieur de la Serbie (MUP) ont adopté une « politique de la terre brûlée », pendant que les forces de la FRY menaient des opérations de « sécurité » répétées, ce qui a éventuellement poussé les Nations Unies à demander la fin des hostilités et le retrait des forces serbes du Kosovo. À l'appui de cette prise de position, le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté la résolution 1199 le 23 septembre et a chargé un envoyé spécial des États-Unis, Richard Holbrooke, de négocier avec le président Milosevic afin de garantir le respect de cette résolution.

Le 15 octobre, après neuf jours d’intenses négociations, les deux parties se sont entendues sur un cessez-le-feu et sur une approche à deux volets relativement à la surveillance de la situation. Il a été convenu que des avions non armés de l’OTAN survoleraient la région (Op Eagle Eye de l’OTAN et Op Kayak du Canada) et que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) établirait une Mission de vérification au Kosovo (MVK) (Op Kimono du Canada) pour veiller au respect de la résolution au sol. En adoptant la résolution 1203 du 24 octobre 1998, le Conseil de sécurité des Nations Unies a donné le feu vert aux deux missions.

Dans le but de soutenir ces opérations, l'Alliance atlantique a mis sur pied une force opérationnelle militaire spéciale pour assurer l’évacuation d’urgence des membres de la MVK advenant une reprise du conflit qui les mettrait en danger. Cette force était principalement constituée des pays européens alliés membres de l’OTAN et avait à sa tête la France. Le quartier général et les éléments permanents de cette force étaient stationnés dans l’ex-République yougoslave de Macédoine (FYROM) et regroupaient environ 2 300 militaires dans le cadre de l’opération Joint Guarantor.

Malgré la présence de la MVK, les antagonistes sont restés ouvertement hostiles et la violence s’est aggravée pendant les mois de décembre et de janvier. En février 1999, dans le but de maîtriser la situation, on a réuni les négociateurs serbes et kosovars à Rambouillet, en France, afin qu'ils signent un accord de paix. Bien que les Kosovars aient accepté les conditions de l’accord, le président de la FRY, Slobodan Milosevic, l’a refusé et a continué à déverser des soldats et des armes dans la province. Pour sa part, l’OTAN a réitéré sa menace d’attaques aériennes si les deux parties ne signaient pas. Les Kosovars ont adouci leur position et ont accepté l'accord, mais le président Milosevic s'y opposant toujours, la communauté internationale a ordonné l’évacuation de tous les observateurs de la MVK hors du Kosovo le 20 mars. Le 24 mars, après l’échec d’un dernier effort visant l’atteinte d’une entente, l’OTAN a lancé l’opération Allied Force et a commencé les frappes aériennes dirigées contre les forces de la FRY.

L’échec de la MVK dans l’accomplissement de son mandat et la non coopération des forces de la FRY ont mené au retrait complet du personnel de la MVK. Une fois celui-ci hors de danger, on a mis fin à l’opération Joint Guarantor et, par le fait même, à l’opération Guarantor, le 24 mars 1999.

Haut de la page


Renseignements de l'opération des FC (GUARANTOR)

Nom: GUARANTOR

Historique de la mission:

Le contingent canadien affecté à la force d’extraction travaillait dans le cadre de l’opération canadienne Guarantor. L’équipe était constituée d’une escadrille du génie de l’air de 47 personnes, d’une équipe médicale et dentaire de 10 personnes et de 5 membres du personnel d’état-major. Les premiers soldats canadiens affectés (un détachement avancé de 10 membres) sont arrivés sur les lieux le 11 décembre 1998 pour effectuer une reconnaissance et préparer le terrain avant l’arrivée du reste de la force, le 22 décembre. Stationnés dans la ville de Kumanovo, les Canadiens ont travaillé à la construction et à la réfection des installations locales de l’OTAN, en plus d’offrir un soutien médical, dentaire et d'état-major.