Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) MARITIME GUARD

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

MARITIME GUARD

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Opération MARITIME GUARD

Nom de la mission internationale: Opération MARITIME GUARD

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Europe

Lieu: Ancienne Yugoslavie

Date: 22 novembre 1992 - 15 juin 1993

Mandat de la mission:

Faire observer l’embargo des Nations Unies contre la République fédérale de Yougoslavie.

Notes sur la mission ou l'opération:

À la fin de 1991 et au début de 1992, le Conseil de sécurité des Nations Unies a imposé des sanctions à la République fédérale de Yougoslavie (Serbie-Monténégro) au moyen des résolutions 713 et 757. Cependant, les résolutions et les embargos subséquents n’ont eu que peu d’effet sur la violence en ex-Yougoslavie en surtout en Bosnie-Herzégovine. Le 16 novembre 1992, pour donner suite aux mesures prises en vertu du Chapitre VII, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 787, qui resserrait davantage l’embargo.

Le 20 novembre, le Conseil de l’Atlantique Nord a approuvé la mobilisation des forces de l’OTAN à l’appui de la résolution et en coordination avec les forces de l’Union de l’Europe occidentale (UEO) dans l’Adriatique. À 16 h le 22 novembre, les forces de l’OTAN qui participaient à l’opération MARITIME MONITOR ont reçu l’ordre d’entamer la nouvelle opération baptisée opération MARITIME GUARD. Ces forces comprenaient des avions de la Force navale permanente de la Méditerranée et de la Force aéroportée de détection lointaine de l’OTAN (NAEWF) en provenance de Geilenkirchen, en Allemagne. Au sein des forces de l’UEO se trouvaient des avions de patrouille maritime et des navires de guerre servant dans le cadre de l’opération Sharp Fence.

Le 17 avril 1993, les Nations Unies ont adopté la résolution 820, qui resserrait encore davantage l’embargo. Cette résolution permettait d'utiliser la force au besoin pour appliquer les sanctions, même dans les eaux territoriales de la République fédérale de Yougoslavie (Serbie Monténégro). Les forces de l’OTAN ont commencé à mettre la résolution à exécution le 29 avril.

Les opérations Maritime Guard et Sharp Fence ont pris fin le 15 juin 1993, lorsque l’OTAN a entrepris l’opération Sharp Guard, menée conjointement avec l'UEO pour faire observer les sanctions. Au cours de l’opération Maritime Guard, il y a eu prise de contact avec 12 367 navires marchands et inspection de 1 032 navires, dont 9 ne respectaient pas l’embargo des Nations Unies.

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Renseignements de l'opération des FC (MARITIME GUARD)

Historique de la mission:

Les forces de l’OTAN et de l’UEO interpellaient les navires et déterminaient leur statut, mais comme elles opéraient dans des secteurs de patrouille différents, il fallait assurer une certaine coordination entre les avions et les navires des deux forces. Ce sont les avions de la NAEWF qui s'en sont chargés. Les Forces canadiennes ont participé aux opérations Maritime Guard et Sharp Fence par le truchement du Contingent canadien de la NAEWF, établi à Geilenkirchen, en Allemagne. Les membres du contingent ont été intégrés aux divers équipages des avions E3A.

En 1992, le Canada a commencé à envoyer des aéronefs de patrouille maritime (APATMAR -CP 140 Aurora) dans la Méditerranée pour que le personnel navigant et le personnel de piste se familiarisent avec les différents milieux de travail au cas où ils seraient affectés dans la région. Les APATMAR sont arrivés de Nîmes-Garon (France) et de Sigonella (Italie). En 1993, le 415e Escadron a effectué cinq déploiements de ce genre, tandis que le 405e Escadron en a fait un. L'un des déploiements du 415e Escadron a appuyé l’opération Maritime Guard.