Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Force de protection des Nations Unies(FORPRONU)

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Opération Force de protection des Nations Unies(FORPRONU)

Nom de la mission internationale: Opération Force de protection des Nations Unies(FORPRONU)

Organisme responsable:

Résolution 743 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 21 février 1992
Résolution 749 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 7 avril 1992
Résolution 758 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 8 juin 1992
Résolution 761 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 29 juin 1992
Résolution 762 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 30 juin 1992
Résolution 764 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 13 juillet 1992
Résolution 769 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 7 août 1992
Résolution 770 du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chapitre VII de la Charte), 13 août 1992
Résolution 776 du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chapitre VII de la Charte), 14 septembre 1992
Résolution 779 du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chapitre VII de la Charte), 6 octobre 1992
Résolution 781 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 9 octobre 1992
Résolution 786 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 10 novembre 1992
Résolution 807 du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chapitre VII de la Charte), 19 février 1993
Résolution 819 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 16 avril 1993
Résolution 824 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 3 mai 1993
Résolution 842 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 18 juin 1993
Résolution 944 du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chapitre VII de la Charte), 18 juin 1993
Résolution 847 du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chapitre VII de la Charte), 30 juin 1993
Résolution 871 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 4 octobre 1993
Résolution 914 du Conseil de sécurité des Nations Unies, 27 avril 1994
Résolution 982 du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chapitre VII de la Charte), 31 mars 1995

Région géographique: Europe

Lieu: ex-Yougoslavie

Date: 21 février 1992 - 31 mars 1995

Noms des opérations canadiennes:

CANENGBAT D’avril 1992 à mars 1993
Op MANDARIN (CANLOGBAT) De septembre 1992 à mars 1995
Op HARMONY (CANBAT I) D’avril 1992 à mars 1995
Op CAVALIER (CANBAT II) De septembre 1992 à mars 1995
Op MEDUSA D’une date inconnue à mars 1995
Op PANAROMA De juillet à novembre 1993

Élargissement du mandat:

Au cours de son mandat étalé sur trois ans, la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU) s’est appuyée en tout sur 29 résolutions différentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui ont élargi et accru le rôle de l’ONU en ex Yougoslavie. Au départ, la FORPRONU avait été mise sur pied en Croatie en tant que mesure provisoire pour instaurer les conditions de paix et de sécurité indispensables à la négociation d’un accord global pour régler la crise survenue quand la Slovénie et la Croatie ont déclaré leur indépendance de la fédération yougoslave. Elle avait pour mandat de superviser la démilitarisation des trois « zones protégées des Nations Unies » en Croatie et de veiller à ce que tous les habitants de ces zones soient à l’abri des menaces d’attaque armée.

En 1992, le mandat de la FORPRONU a été élargi de manière à y inclure la surveillance dans d’autres secteurs croates (« zones roses »), et à lui permettre de contrôler l’entrée des civils dans les zones protégées et de les fonctions d’immigration et de douanes aux limites des zones protégées correspondant aux frontières internationales; elle était également chargée de surveiller le processus de démilitarisation dans la péninsule de Prevlaka et de protéger le barrage de Peruca situé dans une des « zones roses ».

En juin 1992, alors que le conflit s’intensifiait et gagnait la Bosnie Herzégovine, on a encore une fois élargi le mandat de la FORPRONU et augmenté ses effectifs en vue d’assurer la protection et le fonctionnement de l’aéroport de Sarajevo, et de distribuer les provisions d’aide humanitaire dans cette ville et aux environs.

En septembre 1992, le mandat de la FORPRONU a été à nouveau élargi afin qu’elle puisse appuyer les efforts du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés visant à acheminer les secours humanitaires dans l’ensemble de la Bosnie Herzégovine, et protéger les convois des détenus civils libérés sur la demande éventuelle du Comité international de la Croix Rouge. La FORPRONU devait également surveiller la zone d’exclusion aérienne en interdisant tous les vols militaires en Bosnie Herzégovine, et contrôler les « zones de sécurité » établies par le Conseil de sécurité des Nations Unies autour de cinq villes bosniaques et de Sarajevo.

Les casques bleus étaient autorisés à recourir à la force pour se défendre en répliquant aux attaques contre ces zones, et la FORPRONU pouvait coordonner avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) l’utilisation à cette fin des avions fournis par les pays membres. Des arrangements semblables ont par la suite été conclus par rapport au territoire de la Croatie.

En décembre 1992, les membres de la FORPRONU ont été envoyés dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine pour surveiller et signaler dans ses zones frontalières les éventuels incidents susceptibles de miner la confiance et la stabilité parmi la population et de menacer son territoire.

En mars 1994, la FORPRONU a entrepris de surveiller le respect d’un accord de cessez le feu conclu par le gouvernement croate et les autorités serbes locales après une recrudescence des combats en janvier et à nouveau en septembre 1993. Le 1er janvier 1995, la FORPRONU s’est mise à surveiller l’application d’un accord de cessez le feu conclu entre le gouvernement bosniaque et les troupes serbes bosniaques, puis le mois suivant, elle a entrepris de faire respecter l’accord de cessez le feu ratifié par le gouvernement bosniaque et les troupes croates en Bosnie.

Le 31 mars 1995, le Conseil de sécurité a décidé de restructurer la FORPRONU, en la remplaçant par trois opérations de maintien de la paix distinctes quoique interreliées.

Ces diverses missions s’appuyaient sur les résolutions suivantes du Conseil de sécurité des Nations Unies : 743, 749, 758, 761, 762, 764, 769, 776, 779, 781, 786, 795, 807, 815, 819, 824, 836, 838 842, 844, 847, 869, 870, 871, 900, 908, 914, 947 et 982

Notes sur la mission:

L’ONU s’est bientôt jointe, en décembre 1991, aux efforts initiaux de la mission de surveillance de la communauté européenne pour surveiller la situation en train de se dégrader dans l’ex Yougoslavie. Le Conseil de sécurité, par la résolution 724 (1991), a alors approuvé le rapport du secrétaire général qui incluait le plan d’une éventuelle opération de maintien de la paix. Un petit groupe (mission de liaison militaire de l’ONU) comprenant six officiers du Canada et d’autres pays, des policiers civils et des représentants du Secrétariat des Nations Unies s’est ensuite rendu en Yougoslavie pour préparer la réalisation de ce plan.

Le 21 février 1992, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 743 instituant la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU), chargée de faire respecter le cessez le feu pendant que les diplomates de divers pays négociaient pour résoudre la crise yougoslave. Dans le cadre de cette nouvelle mission de maintien de la paix, le Brigadier-général canadien Lewis MacKenzie a été nommé chef d’état major au quartier général de la FORPRONU. Au départ, les casques bleus devaient se déployer dans les zones protégées par l’ONU, là où habitaient la majorité des Serbes croates et où avaient lieu la plupart des affrontements. Il fallait démilitariser chacune de ces zones protégées et les rendre sécuritaires pour l’ensemble de leurs habitants. Les zones étaient réparties en quatre secteurs : parties ouest et est de la Slavonie, et parties nord et sud de la région Krajina.

Opération CANENGBAT

CANENGBAT
Description : Opération HARMONY. Sveti
Rok (Croatie). Deux bouldozeurs D6 canadiens
ramassent la terre qui sera utilisée pour niveler
une zone marécageuse à l’intérieur d’un camp
français dans le secteur sud. Des membres du
1 RGC à Chilliwack détachés auprès du
CanEngBat (bataillon du génie canadien) ont
aidé tous les contingents de l’ONU en Croatie
à effectuer des tâches avec de l’équipement lourd.
Des sapeurs du 4e Régiment du génie (4 RG), du 17e Escadron du génie blindé, du 22e Escadron du génie et du 41e Escadron du génie ont collectivement formé le 4 RG, sous la désignation CANENGBAT (bataillon du génie canadien). Ce bataillon, qui relevait directement du quartier général de la FORPRONU, s’occupait de toutes sortes de tâches du génie dans les diverses zones protégées.

Opération PANORAMA

La contribution suivante du Canada à la FORPRONU, sous le nom d’opération Panorama, se composait de 12 contrôleurs aériens avancés (CAA). À l’instar des membres du CANBAT et du CANENGBAT, ils relevaient directement du haut commandement de la FORPRONU en Bosnie Herzégovine, qui pouvait ainsi les assigner à n’importe quel bataillon sous ses ordres en fonction des impératifs. Malgré l’appui de l’élément de soutien national, des problèmes logistiques ont contraint les FC à envoyer le groupe du Canada en trois équipes en juillet; et à la fin du mois, ses membres se trouvaient à pied d’oeuvre, prêts à remplir leurs tâches.

Afin d’uniformiser les procédures globales de la FORPRONU, les militaires participant à l’opération Panorama ont souvent passé plusieurs semaines à collaborer avec des équipes CAA britanniques, françaises, espagnoles puis danoises. Cependant, après la fin de la première rotation en novembre 1993, on a intégré aux bataillons canadiens les fonctions CAA, comme celle du génie, pour accroître leurs capacités.

Opération MANDARIN

C’est le Bataillon de logistique du Canada (CANLOGBAT) qui, sous le nom d’opération Mandarin, a assumé les fonctions de logistique et d’approvisionnement pour les troupes canadiennes dans les Balkans. Cette unité a été formée au départ en septembre 1992 à partir des membres de l’élément de soutien national assignés aux premières formations canadiennes en Croatie. De sa naissance jusqu’en janvier 1996, le Bataillon de logistique canadien, également appelé Groupe de soutien du contingent canadien, a répondu aux besoins en approvisionnements des troupes canadiennes sur le terrain. Le bataillon regroupait des militaires appartenant aux unités de soutien canadiennes stationnées en Allemagne ainsi qu’au 5e Bataillon des services du Canada, au 1er Bataillon des services et au 2e Bataillon des services.

Le personnel du CANLOGBAT a été basé dans un premier temps au Camp Polom près de Daruvar en Croatie. De cet endroit et d’une station de relais à Ploce en Croatie, les logisticiens s’occupaient de ravitailler les unités canadiennes stationnées à Visoko, Gracac et Srebrenica. Leur travail était difficile et souvent dangereux à cause des combats intermittents et du piètre état des routes. Une fois le CANBAT I redéployé dans le secteur sud, le CANLOGBAT a pu déménager à un endroit plus centralisé pour mener ses activités. Au printemps 1994, il a déménagé du Camp Polom et de Ploce à un endroit situé près de Primosten sur la côte dalmate de la Croatie.

Opération HARMONY

HARMONY
Opération HARMONY. TTB M113
traversant Metkovic.
Le volet d’infanterie, composé de soldats du 1er Bataillon du Royal 22e Régiment (1 R22eR), du 3e Bataillon du Royal Canadian Regiment (3RCR) et d’autres unités canadiennes basées en Europe, évoluait sous le nom de Groupement tactique 1 R22eR, tandis que l’ONU l’avait baptisé Bataillon canadien (CANBAT). En avril 1992, les membres de cette unité ont commencé à travailler aux postes de contrôle, à effectuer des patrouilles et à surveiller les actions des troupes serbes et croates.

Le Canada a d’abord fourni à la FORPRONU un « groupement tactique » sous le nom d’opération Harmony. Le groupement tactique était divisé en deux sections, une d’infanterie et une du génie.

Durant la participation à l’opération Harmony du groupe bataillon d’infanterie suivant, le 2e Bataillon du Régiment Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, on a échangé en septembre 1993 la zone de responsabilité canadienne pour le secteur sud. À leur arrivée, ces soldats ont eu à subir une nouvelle offensive croate au début de septembre qui a dégénéré en une guerre ouverte opposant les Croates et les Serbes dans la région de Medak. Les pressions des responsables de l’ONU et des casques bleus de la FORPRONU ont permis d’en arriver à un cessez le feu après quatre jours d’affrontements. Mais les troupes croates ont résisté vivement aux efforts de la FORPRONU pour faire respecter l’accord de cessez le feu dans cette région.

Les trois phases de déploiement suivantes du groupe bataillon d’infanterie canadien entre octobre 1993 et mars 1995, soit le 1er Bataillon du Royal 22e Régiment, le 1er Bataillon du régiment Princess Patricia’s Canadian Light Infantry et le 1er Bataillon du Royal Canadian Regiment se sont déroulées dans un climat tendu, mais relativement tranquille. Les sapeurs du 4e Régiment d’appui du génie ont aussi été assignés brièvement à la FORPRONU en 1994 pour aider au déminage dans le secteur sud.

Opération CAVALIER

CAVALIER
Description: Pakrac (Croatie) – Le Cpl
Wayne Tripp et le Cplc Chris Atkinson, du
4e Régiment du génie de combat (4 RGC),
préparent des charges explosives pour
détruire une roquette antichar. Ils ont
participé au déploiement du 4 RGC en
avril à partir de Lahr (Allemagne), en
tant que partie intégrante du contingent
canadien de la Force de protection des
Nations Unies (FORPRONU) en
ex-République de Yougoslavie.
En avril 1992, la guerre civile yougoslave s’est propagée de la Croatie à la république voisine de Bosnie Herzégovine. Les combats faisant rage partout dans la république, mais en particulier le siège de sa capitale Sarajevo, ont incité l’ONU à transférer temporairement certains des casques bleus de Croatie en Bosnie Herzégovine pour aider à la livraison du matériel d’aide humanitaire. Parmi leurs efforts initiaux, mentionnons les tentatives à l’été 1992 de rouvrir l’aéroport de Sarajevo pour permettre les vols de ravitaillement. Les casques bleus canadiens faisant partie du groupe bataillon d’infanterie déployé dans le secteur ouest ont passé le mois de juillet à essuyer des bombardements à l’aéroport de Sarajevo, jusqu’à leur remplacement par des militaires français, ukrainiens et égyptiens.

Le mandat de la FORPRONU a été élargi en juin 1992 pour qu’elle assure également la protection des « zones roses », soit des secteurs en dehors des zones protégées où vivaient de nombreux Serbes. Après des ajustements pour tenir compte de ce territoire supplémentaire, le premier détachement canadien, une fois sa période de rotation terminée au début d’octobre, a été relevé par des sapeurs du 1er Régiment du génie et un groupe bataillon d’infanterie formé d’éléments du 3e Bataillon du régiment Princess Patricia's Canadian Light Infantry. Les sapeurs ont poursuivi le travail amorcé par leurs prédécesseurs jusqu’en mars 1993, lorsque des unités d’autres pays ont pris en charge les activités de génie de la FORPRONU. De même, les membres du groupe bataillon d’infanterie ont continué le travail entrepris auparavant dans le secteur ouest durant une période de rotation de six mois marquée par des tensions et des dangers continuels. En septembre 1992, la FORPRONU s’est implantée solidement en Bosnie Herzégovine pour appuyer les activités de secours dans l’ensemble du pays. Ce nouveau rôle a incité le gouvernement canadien à offrir, sous le nom d’opération Cavalier, un autre groupe bataillon d’infanterie surnommé CANBAT II par l’ONU. Au cours de la première période de déploiement de six mois, ses membres, provenant du 2e Bataillon du Royal Canadian Regiment, ont eu à affronter de nombreuses difficultés dans l’exercice de leurs fonctions. Leur rôle premier était d’aider l’ONU à acheminer les secours en protégeant et escortant les convois de marchandises autour de Sarajevo ainsi que dans les parties orientale et centrale de la Bosnie Herzégovine. De plus, en janvier 1993, des militaires canadiens ont été envoyés en Macédoine comme observateurs pour surveiller ses frontières avec la Serbie et l’Albanie. Cet exemple précoce de « mission préventive de maintien de la paix » de l’ONU visait à éviter que les tensions locales ne dégénèrent en guerre ouverte. Les soldats canadiens en Macédoine ont été relevés en mars 1993 par des troupes scandinaves.

En avril 1993, l’opération Cavalier a pris de l’expansion quand 300 soldats ont été transférés dans la ville de Srebrenica à l’est de la Bosnie pour protéger les réfugiés (la plupart des Bosniaques musulmans) qui s’y trouvaient. Les deux groupes bataillons suivants, issus du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment et du 12e Régiment blindé du Canada, ont continué à remplir les fonctions d’escorte et de protection, en étant confrontés aux tensions et à l’instabilité croissante qui régnaient dans la région. En mars 1994, une unité danoise est venue relayer les casques bleus canadiens à Srebrenica. Trois autres groupes bataillons d’infanterie canadiens formés à partir du Régiment Lord Strathcona’s Horse, des Royal Canadian Dragoons et du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment ont servi en Bosnie Herzégovine entre le printemps 1994 et la fin de 1995, en même temps que la situation empirait.

Opération MEDUSA

Le soutien en matière de guerre électronique a été fourni aux groupements tactiques canadiens de la FORPRONU sous le nom d’opération Medusa. On a alors déployé deux détachements de repérage équipés de véhicules Bison, comprenant chacun deux interprètes, qui avaient les moyens nécessaires pour réaliser des recherches et des interceptions et trouver l’orientation à partir de lignes de repère.

En mars 1995, la FORPRONU a été restructurée en profondeur après l’annonce par le gouvernement croate qu’il s’objectait à un prolongement de cette mission en Croatie. On a alors scindé la FORPRONU en trois missions distinctes bien qu’interdépendantes, sous le titre global Forces de paix des Nations Unies (FPNU). En Croatie, l’ONU a mis sur pied l’opération des Nations Unies pour le rétablissement de la confiance en Croatie (ONURC). La mission de maintien de la paix en Bosnie Herzégovine a conservé la désignation FORPRONU, tandis que la troupe de maintien de la paix de l’ONU en Macédoine a été rebaptisée Force de déploiement préventif des Nations Unies (FORDEPRENU). Toutes ces missions ont débuté le 31 mars 1995.