Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) WET FOOT

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

WET FOOT

Information internationale

Nom de l'opération internationale: opération WET FOOT

Nom de la mission internationale: opération WET FOOT

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Europe

Lieu: Pays-Bas

Date: 3 février 1953 - 22 février 1953

Mandat de la mission: Apporter de l’aide et une assistance humanitaire aux Pays-Bas.

Notes sur la mission ou l'opération:

Aux petites heures du matin le 30 janvier, une dépression s’est formée à l’est de l’Islande. À midi le lendemain, elle était entre l’Écosse et la Norvège, et une forte crête barométrique se trouvait dans son sillage. Quand l’air est passé de la crête barométrique à la dépression, le fort gradient de pression a provoqué des rafales de 200 km/h (120 mi/h) au large de l’Écosse. La dépression s’est ensuite déplacée vers le sud en poussant devant elle une puissante onde de tempête et en produisant de fortes vagues.

La côte est de l’Angleterre et l’Écosse ont été submergées par la force de la mer du Nord. Un transbordeur de passagers et de voitures a coulé au large de l’Écosse, ce qui a causé la mort de 133 personnes. Au Royaume-Uni, plus de 170 personnes ont perdu la vie lorsque la mer a fait céder des digues et inondé de grandes étendues pendant la journée et la nuit du 31 janvier. Cependant, le pire était encore à venir. Les vents soufflant du nord, la dépression a pu pousser l’onde de tempête et des vagues de 8 mètres de haut devant elle. Elles ont frappé les Pays-Bas le 1er février à 4 h du matin. La force combinée des vagues, de l’onde de tempête et de la marée haute a facilement ouvert des brèches dans les digues de la partie sud-ouest du pays. À l’aube, un sixième du pays était inondé, 1 835 personnes s’étaient noyées, et 12,8 pour 100 des cultures et des pâturages étaient détruits, ainsi que 3 000 maisons et 300 fermes. Cette inondation était la pire à survenir en plus de 300 ans.

L’ambassadeur du Canada à La Haye a immédiatement offert de l’aide, et le premier ministre, Louis Saint-Laurent, a proposé la mise sur pied par la Croix-Rouge d’un comité national de secours aux victimes des inondations, auquel le gouvernement verserait une importante contribution, soit 1 000 000 $. De plus, une troupe de sapeurs de l’armée canadienne en Allemagne a été détachée aux Pays-Bas, et l’Aviation royale du Canada a effectué des vols de secours dans ce pays.

L’inondation a également eu pour effet d’amener le gouvernement canadien à assouplir les règles en matière d’immigration, en particulier pour les habitants des zones sinistrées de la Belgique, de l’Angleterre et des Pays-Bas, et surtout pour les fermiers. Des familles entières pouvaient désormais immigrer au Canada, et non uniquement les chefs de famille.

Le 5 février, des North Star du 426e Escadron ont entrepris le premier de quatre voyages à Amsterdam. Ils ont transporté 1 500 couvertures de l’armée, ainsi que des bottes et des vêtements fournis par la Croix-Rouge canadienne. D’autres North Star sont partis les 12, 17 et 22 février.

Une troupe du 58e Escadron du génie de campagne autonome de la 27e Brigade d’infanterie du Canada en Allemagne a été détachée auprès du 38e Régiment de campagne, Royal Engineers. À 11 h le 2 février, l’officier qui commandait le 58e Escadron savait qu’il participerait peut-être sous peu aux secours organisés à la suite de l’inondation. À 8 h le lendemain matin, l'approbation ayant été donnée, les ingénieurs avaient obtenu leur matériel et étaient partis, pour retourner en Allemagne sous le contrôle de la 27e Brigade le 17 février. Ils étaient équipés de projecteurs et de véhicules amphibies. Au départ, leur tâche consistait à aider aux opérations de sauvetage et ils ont par la suite contribué aux travaux de réparation.

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