Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Hongrie 1956

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Hongrie 1956

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Hongrie 1956

Nom de la mission internationale: Hongrie 1956

Mandat de l'opération: Gouvernement du Canada

Région géographique: Europe

Lieu: Hongrie

Date: 29 octobre 1956 - 4 novembre 1956

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Renseignements de l'opération des FC (Hongrie 1956)

Enoncé de mission de la Force opérationnelle canadienne:

Apporter à l’Autriche de l’aide humanitaire pour les réfugiés de la Révolution hongroise.

Historique de la mission:

Entraînée par des étudiants d'université, la population hongroise s'est soulevée contre le gouvernement le 23 octobre 1956. à cette époque, le parti communiste hongrois était divisé entre les Réformistes et les Staliniens.

Le 23 octobre, des étudiants se sont mis à défiler dans les rues de Budapest pour appuyer la révolution en Pologne et exiger le retrait des troupes soviétiques. Au lieu de réprimer la marche de protestation, les soldats hongrois ont enlevé l’étoile rouge de leur chapeau et de leur uniforme en signe de sympathie. Le nombre de manifestants s'est bientôt chiffré à quelque 100 000. à ce stade, la protestation était pacifique, mais la police de sécurité hongroise (AVH) a ouvert le feu sur la foule. Une émeute a éclaté et les travailleurs d’une usine d’armes favorables à la cause des manifestants se sont mis à leur distribuer des armes.

Le gouvernement a fait appel aux troupes soviétiques installées dans tout le pays, lesquelles sont intervenues à partir du 24 octobre. Les jeunes Hongrois ont affronté les chars d’assaut soviétiques à l’aide de cocktails Molotov et de fusils. Les militaires hongrois ont également été appelés à la rescousse, mais ont vite cessé de s’attaquer aux manifestants et ont conclu avec eux des cessez-le-feu officieux. Les troupes soviétiques en ont fait autant dans certaines régions, mais ont réprimé violemment les manifestants dans d’autres. Les affrontements se sont poursuivis jusqu’au 28 octobre.

Partout en Hongrie, la population a commencé à élire des conseils municipaux, et les travailleurs, des conseils de travailleurs. Les prisonniers politiques ont été libérés, et le premier ministre, Imre Nagy, a déclaré la Hongrie État neutre. C'est à ce moment que les dirigeants soviétiques ont décidé d’étouffer la révolution sans pitié. Le 4 novembre au matin, des régiments de blindés soviétiques arrivés depuis peu et soutenus par l’AVH ont pénétré dans Budapest et dans d’autres grandes villes et ont ouvert le feu sans hésiter. Les Hongrois ont riposté, mais le combat était inégal. Le 10 novembre, l’ordre était rétabli dans la plus grande partie du pays. à cette date, des milliers de Hongrois avaient déjà fui le pays pour se réfugier en Autriche.

Dès le début des combats le 24 octobre, la Hongrie avait commencé à recevoir des fournitures médicales des pays voisins membres du bloc communiste. Les Hongrois expatriés se sont également mis à recueillir de l’aide humanitaire.

La communauté hongro-canadienne a réagi promptement et a recueilli à Toronto des fournitures qu’un North Star du 426e Escadron est venu chercher le 30 octobre. Le North Star s'est posé à Vienne le 1er novembre. Les membres de l’équipage, vêtus de leur uniforme, s’attendaient à être reçus par l’ambassadeur du Canada et des représentants de la Croix-Rouge autrichienne, mais c’est plutôt la police qui les attendait pour les conduire jusqu’à un bureau. Après échange de vifs propos entre divers responsables, un homme âgé a finalement demandé aux membres de l’équipage s’ils avaient des vêtements civils. Devant leur réponse affirmative, on leur a ordonné de les mettre tout de suite. à leur retour dans la pièce vêtus en civils, ils ont été accueillis à bras ouverts. L’équipage avait enfreint par inadvertance un protocole de paix signé en 1955 entre les alliés occidentaux et l’Union soviétique, qui interdisait la présence de forces militaires étrangères en Autriche.

Le Canada a finalement accueilli 8 000 des plus de 200 000 Hongrois qui avaient fui le pays avant que l'armée soviétique n'en ferme les frontières.