Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) ANGORA

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

ANGORA
Quartier général de la FINUL, à Naguora, au Liban.

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Force intérimaire des Nations Unies au Liban

Nom de la mission internationale: Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL)

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Moyen-Orient

Lieu: Liban

Date: 19 mars 1978 - Présent

Mandat de la mission :

Selon les résolutions 412 et 426 (19 mars 1978) du Conseil de sécurité, la FINUL a été établie pour :

Notes sur la mission ou l'opération :

Au début des années 70, la tension le long de la frontière israélo libanaise s’est accentuée en raison des fréquentes incursions de groupes terroristes palestiniens en Israël. En effet, ces incidents se sont intensifiés après le repositionnement de groupes terroristes palestiniens de Jordanie au Liban et après la guerre israélo-arabe de 1973. Le gouvernement libanais n’était pas en mesure d’empêcher ces incursions, car le pays se trouvait déjà aux prises avec une guerre civile. Le 11 mars 1978, Al-Fatah a mené un raid le long de la principale route côtière du Nord d’Israël. Onze terroristes ont atterri dans le Nord du pays, tuant 34 Israéliens et 1 Américain, et blessant plus de 70 Israéliens. Les terroristes ont réquisitionné un autobus, mais ont été arrêtés au nord de Tel Aviv après un échange intensif de coups de feu avec la police israélienne.

En guise de riposte, dans la nuit du 14 au 15 mars, Israël a lancé une offensive en quatre volets contre le Sud du Liban. Le gouvernement libanais a donc adressé une ferme protestation au Conseil de sécurité, lequel y a donné suite le 19 mars en adoptant une résolution demandant à Israël de cesser immédiatement son action militaire et de retirer ses forces du Liban. La résolution demandait également au Secrétaire général d’établir une force intérimaire des Nations Unies pour le Sud du Liban, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Les premiers effectifs des Nations Unies à arriver dans le Sud du Liban étaient des membres de l’Organisation des Nations Unies pour la surveillance de la trêve (ONUST). Ils ont rapidement été suivis par une compagnie iranienne de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD). Un détachement canadien de spécialistes des transmissions (73e Escadron des transmissions du Canada) a été temporairement affecté auprès de la FUNU II et a été relevé par le contingent de la FINUL le 29 avril.

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Renseignements de l'opération des FC (ANGORA)

Nom: ANGORA

Date: 13 avril 1978 - 1 octobre 1978

Historique de la mission :

Donnant suite à une demande urgente du Secrétaire général, le Canada a accepté de fournir une unité des transmissions à la FINUL jusqu’au 1er octobre 1978. L’opération canadienne avait pour nom opération Angora. Le contingent se composait surtout de militaires appartenant au 1er Régiment des transmissions du Canada, à Kingston, auxquels s’ajoutaient comme renforts 12 militaires du Régiment aéroporté du Canada. Ce groupe initial de 91 militaires a commencé à se déployer le 18 avril depuis la BFC Trenton; les membres de ce groupe étaient tous en sol libanais le 19 avril. Le contingent canadien se composait de deux unités : l’Unité canadienne des transmissions FINUL (UCT FINUL), qui comptait 89 militaires, et le Chef du service des transmissions FINUL, qui en comptait 2.

L’UCT FINUL avait la responsabilité d’établir le système de communications entre le quartier général de la FINUL et ses bataillons déployés. À l’origine, la FINUL devait avoir cinq bataillons et une unité de soutien logistique pour un total de 4 000 soldats. L’UCT FINUL a donc été mise à rude épreuve lorsqu’elle a constaté que la FINUL avait porté ses effectifs à 6 000 soldats, décision provoquée par des affrontements entre les terroristes et les forces de l’ONU au début mai. Ainsi, on a fait venir 26 militaires de plus qui sont arrivés sur le théâtre des opérations le 16 juin. Ces militaires, recrutés un peu partout au Canada, ont permis à l’UCT FINUL de procéder à ses activités de manière raisonnable.

En plus d'affecter du personnel au réseau de transmissions de la FINUL, de s’occuper du standard et du service des estafettes, l’UCT FINUL s’est vue dans l’obligation de créer un réseau de communications accru, d’assurer la défense et la sécurité locale et d’approvisionner le personnel du quartier général de la FINUL. Le 12 juillet, trois Canadiens se trouvaient parmi un groupe de 52 soldats des Nations Unies qui ont été capturés par des membres de l’Organisation de libération de la Palestine. Ils ont été libérés indemnes trois heures plus tard, mais plusieurs autres soldats des Nations Unies ont été blessés dans cette confrontation.

Deux des 117 militaires canadiens jouaient des rôles légèrement différents, soit celui de Chef du service des transmissions (CST) et d’Opérateur en chef aux communications (OCC). Ils étaient responsables de la coordination du système de communications, voix et données, de la FINUL. Le CST était un lieutenant-colonel par intérim qui a également été nommé Premier officier canadien de la FINUL.

Conformément aux spécifications de l’entente originale avec les Nations Unies, le contingent canadien a cessé ses opérations le 1er octobre. Le 2 octobre, l’équipement a été emballé et préparé pour expédition via Haïfa. Le premier groupe de Canadiens a quitté Ismaïlia le 4 octobre et il était de retour au Canada le 6 octobre. Le deuxième groupe a quitté Tel Aviv et est arrivé au pays le 9 octobre.

L’unité des transmissions canadienne a été remplacée par un groupe de communicateurs militaires et civils. La FINUL poursuit ses travaux de maintien de la paix et de la sécurité dans le Sud du Liban, mais elle le fait dans le cadre d’un mandat différent. Les Canadiens y ont pris part de temps à autre et, en tant que membres de l’ONUST, ils sont souvent détachés auprès de la FINUL.