Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) DETERMINATION

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

DETERMINATION
Opération DETERMINATION. Le Cpl Fadel Ferzli,
technicien de systèmes d’information aérospatiale
de la section des télécommunications de la 17e Escadre
Winnipeg, se fait photographier par le Cpl Jeff
Robichaud, technicien en photo, en prévision de son
déploiement dans le Golfe.

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Opération DESERT THUNDER I et II

Nom de la mission internationale: Opération DESERT THUNDER I et II

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Moyen-Orient

Lieu: Iraq

Date: 24 janvier 1998 - 15 decembre 1998

Mandat de la mission:

Appuyer le regroupement de forces de la coalition dans le golfe Persique en réponse au non-respect des exigences d’inspection de l’ONU manifesté par l'Iraq et mieux assurer la conformité de ce pays aux résolutions 687, 1115, 1137, 1154 et 1194 du Conseil de sécurité exigeant que les membres de la Commission spéciale des Nations Unies sur l’Iraq (CSNU) ait libre accès à tous les sites iraquiens.

Notes sur la mission ou l'opération:

Après la fin de la guerre du Golfe en 1991, en plus de la résolution 661 (6 août 1990) qui imposait des sanctions économiques à l’Iraq, les Nations Unies ont adopté la résolution 687 (3 avril 1991) visant à créer la Commission spéciale des Nations Unies sur l’Iraq (CSNU). Celle-ci avait pour rôle de veiller à l’élimination de toutes les armes de destruction massive iraquiennes. Le refus de l’Iraq de coopérer pleinement a entraîné l’adoption de la résolution 1115 (21 juin 1997), qui exigeait la coopération iraquienne. Après une brève période d’obtempération, l’Iraq a refusé d’autoriser la participation d’inspecteurs américains à la CSNU et a menacé la sécurité des appareils qui menaient des missions de reconnaissance pour le compte de la Commission. La résolution 1137 (12 novembre 1997) a alors été adoptée pour exiger de nouveau la coopération de l'Iraq et indiquer que des mesures additionnelles seraient prises afin de mettre en œuvre la résolution, si cela s’avérait nécessaire.

Les états-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et d’autres états se sont beaucoup inquiétés de la conduite de l’Iraq. En l’espace de quelques semaines, des troupes provenant de 11 pays, dont le Canada, ont été déployées au Koweït dans une démonstration de force. L’action de la coalition a reçu le nom d’opération Desert Thunder et a commencé le 24 janvier 1998. Alors que le secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, et l’Iraq en arrivaient à un accord le 23 février 1998, la coalition continuait d’accroître ses forces afin de montrer sa détermination et de faire respecter cet accord. La résolution 1154 (2 mars 1998) a de plus été adoptée afin de rappeler à l’Iraq ses obligations aux termes des résolutions pertinentes.

La plus grande partie des forces déployées dans le cadre de l’opération Desert Thunder ont commencé à rentrer dans leur pays d’origine en mai 1998, après que l’Iraq a eu montré qu’il se conformait aux résolutions de l’ONU et à l’accord du 23 février. Toutefois, la coopération n’a pas duré longtemps, ce qui a amené le Conseil de sécurité à adopter la résolution 1194 en septembre. Les états-Unis ont commencé à reconstituer leurs forces. Comme celles-ci n’étaient pas toutes parties après la fin apparente de la première concentration de troupes, cet accroissement du potentiel militaire a continué d’être désigné sous le nom d’opération Desert Thunder, quoiqu’il soit parfois appelé Desert Thunder II.

À partir du 11 novembre 1998, des forces aériennes, terrestres et navales supplémentaires ont commencé à arriver dans le golfe Persique, principalement au Koweït. Il s’en est fallu de moins de huit minutes pour qu’un plan d’attaque, l'opération Desert Viper, soit exécuté en novembre. Cependant, le 16 décembre, sous le nom d’opération Desert Fox, des appareils américains et britanniques ont attaqué plus de 100 cibles militaires iraquiennes en trois nuits. Cette attaque a mis fin à l’opération Desert Thunder.

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Renseignements de l'opération des FC (DETERMINATION)

Nom: DETERMINATION

Date: 10 février 1998 - 16 juin 1998

Historique de la mission:

La contribution du Canada à l’opération Desert Thunder se composait d’une frégate et de deux avions de ravitaillement en vol KC-130, déployés sous le nom d’opération Determination. Les deux KC-130 du 435e Escadron de Winnipeg sont arrivés dans la région du golfe Persique le 25 février 1998. Leur mission consistait à approvisionner en carburant les aéronefs multinationaux. Pendant le temps qu’ils ont passé dans la région, les deux KC 130 ont effectué plus de 50 missions, dépassant 135 heures de vol et apportant plus d’un million de livres de carburant d’aviation. Ils accomplissaient de une à quatre missions par jour selon les besoins des chasseurs. Les KC-130 ont quitté la région et sont rentrés au Canada le 15 mai 1998.

Le NCSM Toronto (FFH 333), une frégate de la classe Halifax, a quitté Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 12 janvier 1998, a fait route vers Lisbonne et s’est joint à la Force navale permanente de l’Atlantique (SNFL) de l’OTAN. Le 10 février 1998, alors qu’il servait auprès de la SNFL, le NCSM Toronto a reçu l’ordre de se rendre le plus rapidement possible dans le golfe Persique. Le 26 février, le NCSM Toronto est entré dans le théâtre des opérations du golfe Persique et a commencé à participer à l’opération Détermination. Parmi ses responsabilités, le NCSM Toronto a arraisonné des navires afin de vérifier leurs chargements et leurs registres. Les équipages de ces navires ont aussi subi un examen de vérification de leur état de santé et de leur bien-être et on leur a fourni les soins médicaux et la nourriture dont ils avaient besoin. Le 15 mai 1998, le NCSM Toronto a reçu l’ordre de rentrer au Canada. Il est arrivé à Halifax le 16 juin. Le NCSM Toronto a mené un total de 19 arraisonnements sans contestation, de 52 interpellations et de 11 visites de santé et de bien-être.