Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) SOUTHERN WATCH

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Opération SOUTHERN WATCH

Nom de la mission internationale: Opération SOUTHERN WATCH

Organisation mandante:
Résolution 688 du Conseil de sécurité des Nations Unies (5 avril 1991)
Résolution 949 du Conseil de sécurité des Nations Unies (15 octobre 1994)

Région géographique: Moyen-Orient

Lieu: Iraq

Date: 26 août 1992 - 19 mars 2003

Opération canadienne

Sans nom 26 août 1992 au 19 mars 2003

Mandat:

Appliquer une zone d’interdiction aérienne au-dessus du Sud de l’Irak

Notes sur la mission:

À la fin de la guerre du Golfe, la population chiite du Sud de l’Irak (les « Arabes des marais ») s’est rebellée contre le régime à prédominance sunnite de Saddam Hussein. Bien que les chiites soient majoritaires en Irak, ils ont fait l’objet de répression de la part du régime, notamment sur le plan religieux.

Les militaires irakiens ont entrepris une campagne pour mettre fin à l’insurrection, à l’aide d’hélicoptères et de mesures répressives. Le 5 avril 1991, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 688, exigeant de l’Irak qu’il mette fin à la répression de sa population et permette aux organismes humanitaires d’apporter de l’aide. Bien que l’Irak ait choisi de se conformer à la résolution dans une certaine mesure, au Nord du pays, où les Kurdes s’étaient également rebellés, il ne l’a pas fait dans le Sud. Comme l’attention de la communauté internationale était concentrée sur les Kurdes et leurs souffrances, les chiites du Sud ont continué d’être ciblés par les militaires irakiens et n’ont reçu que peu d’appui.

Après avoir consulté un certain nombre de ses partenaires de la coalition, le 26 août 1992, le président des États-Unis George H. Bush a annoncé la création d’une zone d’interdiction aérienne au Sud de l’Irak, au-dessous du 32e parallèle (ce qui a été changé pour le 33e parallèle en 1996). Aucun avion irakien, qu’il soit à voilure fixe ou tournante, n’avait le droit de voler dans cette zone. Cette annonce a créé l’opération Southern Watch. Pendant une bonne partie des deux années suivantes, il y a eu peu de violations de la part de l’Irak; mais les menaces de violence de Saddam Hussein contre les États voisins, afin de mettre fin aux sanctions contre l’Irak, ont créé un climat d’appréhension au sein des États du Golfe et aux Nations Unies.

Le 15 octobre 1994, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 949, qui exigeait que l’Irak retire ses forces des frontières du sud et qu’il ne menace pas les pays voisins ou les opérations de l’ONU. Cette résolution était appuyée par le recours au chapitre VII de la Charte des Nations Unies. L’opération Southern Watch recevait donc un appui aux termes du chapitre VII pour faire en sorte que l’Irak ne déploie plus de nouvelles unités dans la région de la frontière méridionale, et qu’il n’utilise pas la force militaire pour menacer ses voisins ou les opérations de l’ONU. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Arabie Saoudite participaient notamment à l’opération, appuyés par 22 autres nations.

Au départ, les forces américaines, britanniques et françaises effectuaient les patrouilles AWACS. Après le 15 décembre 1996, la France s’est retirée des opérations AWACS, mais elle a continué à appuyer les opérations de la coalition dans le golfe Persique en fournissant des hommes et de l’équipement. Les AWACS surveillaient l’espace aérien dans la zone d’interdiction et au nord de celle-ci, afin de déceler toute tentative par les Irakiens de violer la zone ou d’attirer la Coalition dans des pièges où ils seraient frappés par des missiles surface-air. Les AWACS ont également contrôlé les frappes aériennes contre l’Irak en décembre 1998, après que celui-ci eut expulsé les inspecteurs en armements de l’ONU (opération Desert Fox).

La participation du Canada à l’opération Southern Watch résulte de sa participation aux opérations AWACS pendant et après la guerre du Golfe. Le personnel militaire canadien faisait partie du contingent canadien de la 552e unité de contrôle aérien de la base des forces aériennes de Tinker, en Oklahoma. Les Canadiens ont été intégrés aux quatre escadrons de l’unité et ont participé à ses opérations.

L’opération Southern Watch a pris fin le 19 mars 2003 (20 mars en Irak), quand l’opération Iraqi Freedom a débuté.