Renseignements/information pour l'opération des Forces canadiennes (FC) Mission d'observation des Nations unies au Yémen

Les opérations internationale des FC ont le plus souvent fonctionné sous un mandat international. L'information internationale est présentée afin de fournir le contexte de l'opération canadienne (placée en second). Toutes les rotations liées à l'une opération canadienne particulière seront éventuellement mises en ligne.

Mission d'observation des Nations Unies au Yémen
Sept. 1963, Cmdt Avn BOWDREY. Le Cpl A.H. McKee, de
Thornhild (Alb.), l’Avc (Dr) Stronach, de Forest Glade
(N.-É.), l’Avc W.C. Desimone, de Vernon (C.-B.) et l’Avc
H. HEIBERT, de Steinback (Man.), en compagnie d’un
yéménite, à Sanaa, capitale du Yémen.

Information internationale

Nom de l'opération internationale: Mission d'observation des Nations Unies au Yémen

Nom de la mission internationale: Mission d'observation des Nations Unies au Yémen (UNYOM)

Mandat de l'opération: Nations Unies

Région géographique: Moyen-Orient

Lieu: Yémen

Date: 11 juin 1963 - 4 septembre 1964

Mandat de la mission:

L’UNYOM a été créée le 11 juin 1963, lorsque le Conseil de sécurité a adopté la résolution 179 (1963) dans le but de surveiller la mise en œuvre de l’accord de désengagement entre l’Arabie saoudite et la République arabe d’égypte.

Notes sur la mission ou l'opération:

Le 17 septembre 1962, au Yémen, le colonel Abdullah al-Salal a renversé la monarchie de l’imam Mohammed al Badr, qui venait de succéder à son père mort. La République arabe d’égypte a rapidement reconnu le nouveau gouvernement, et les Nations Unies comme les états-Unis ont fait de même avant la fin de décembre. Salal n’avait cependant pas le contrôle de tout le pays, et les royalistes ou anti Salal se sont révoltés. L’Arabie saoudite soutenait les royalistes en leur fournissant des armes et de l’équipement militaire; l’égypte a répliqué en approvisionnent Salal en armes, en hommes et en équipement.

An début de 1963, le Secrétaire général des Nations Unies, U Thant, est devenu très préoccupé par la situation au Yémen. Avec l’approbation des trois pays en conflit, il a envoyé Ralph Bunche pour recueillir des informations en égypte et au Yémen, alors que les états-Unis ont chargé Ellsworth Bunker d’une mission semblable en Arabie saoudite. En avril, les deux hommes ont rapporté au Secrétaire général qu’un accord était survenu en vue du retrait du soutien de l’égypte et de l’Arabie Saoudite au Yémen.

Selon les conditions de l’accord, l’Arabie Saoudite devait mettre fin à son soutien et refuser aux royalistes l’accès au territoire saoudien, alors que l’égypte devait retirer ses forces du pays. De plus, une zone démilitarisée de 20 km serait établie de chaque côté de la frontière de l’Arabie saoudite et du Yémen. Une force d’observation confirmerait le respect des conditions de l’accord. Le 11 juin, donnant son aval à ces plans, le Conseil de sécurité des Nations Unies a créé l’UNYOM, qui ne devait durer que quatre mois, selon les prévisions. L’égypte et l’Arabie Saoudite ont accepté d’assumer les frais de l’opération pour deux mois, indiquant toutefois qu’ils n’approuveraient que des prolongations de deux mois à la durée de la mission.

Le 20 juillet, le personnel de l’UNYOM était prêt à lancer l’opération. À son apogée, la mission était constituée de 189 militaires de 11 pays. Le Canada et la Yougoslavie ont fourni les plus importants effectifs. D’après le plan des opérations, une patrouille aérienne s’ajoutait aux postes d’observation fixes pour la surveillance de la zone démilitarisée. Les équipes au sol devaient également enquêter sur les allégations de violations de l’accord.

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Renseignements de l'opération des FC (Mission d'observation des Nations Unies au Yémen)

Nom: Mission d'observation des Nations Unies au Yémen

Historique de la mission:

On a demandé au Canada de fournir à l’UNYOM une unité aérienne de 50 militaires (avec trois Twin Otter DHC 3, deux Caribou DHC 4 et trois hélicoptères H 19). Avant leur départ, le Canada a offert un Caribou et un Otter supplémentaires qui étaient alors en service avec son effectif dans le cadre de la Force d’urgence des Nations Unies (FUNU). Entre temps, les Nations Unies ont aussi offert trois avions Otter alors en service avec l’opération des Nations Unies au Congo (ONUC). Les techniciens de l’Aviation royale du Canada (ARC) se sont rendus sur place par avion pour démonter les trois appareils, les transporter à bord d’un avion Hercule C 130 de la United States Air Force et les remonter à Aden.

Le 22 juin, le détachement précurseur canadien de cinq personnes est arrivé à Sanaa. On l’a désigné 134e unité de transport aérien. Le groupe, formé de 40 militaires, est parti de Trenton le 22 juin avec le 437e escadron, s’arrêtant au Yukon puis à Pise, pour enfin arriver à Sanaa le 25 juin, à bord d’un Hercule. Les Caribou servaient au transport, au ravitaillement et à la reconnaissance, alors que les Otter étaient utilisés pour la reconnaissance quotidienne à partir de Najran et Jizan.

En novembre, le contingent canadien a été réorganisé. On a transféré les responsabilités du détachement de Otter de Jizan aux Caribou. Le 15 décembre, la 134e unité de transport aérien est devenue un détachement de la 115e unité de transport aérien (FUNU), et son effectif a été réduit à 28. On a ensuite complètement retiré les Otter de la mission. D’autres changements ont eu lieu à la fin de février quand les Nations Unies ont permis aux Caribou d’être stationnés à El Arish et de ne faire qu’un circuit hebdomadaire. Il en a été ainsi jusqu’à la fin des opérations, le 4 septembre 1964.

On ne peut pas dire que l’UNYOM ait été un succès. Même si les parties avaient approuvé le désengagement, elles ont toutes deux violé les conditions de l’accord. De plus, quand l’égypte et l’Arabie Saoudite ont soulevé des objections quant au financement continu de l’UNYOM, les Nations Unies n’ont fait aucun effort pour prolonger le mandat au-delà de septembre 1964.

Les forces égyptiennes ont été présentes au Yémen jusqu’en 1967, lorsque les Républicains ont réussi à renforcer leur contrôle politique.

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