Distinctions honorifiques canadiennes conférées aux membres des Forces canadiennes

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Introduction


Sa Majesté la reine Elizabeth II,
Reine du Canada, portant ses insignes
de Souveraine de l’Ordre du Canada
et de l’Ordre du mérite militaire

Le but de ce guide est de fournir un bref aperçu des règles d’éligibilité ainsi que des images des distinctions honorifiques canadiennes que peuvent recevoir les membres des Forces canadiennes (FC). Le but de ce livret est qu’il soit utilisé comme aide-mémoire par les commandants, à tous les niveaux, afin de les aider à faire des recommandations pour des distinctions appropriées, dans des délais raisonnables, pour le personnel placé sous leur autorité. Le contenu est limité aux distinctions militaires canadiennes. Les autres distinctions, comme celles décernées aux civils et celles émanant des Nations unies, de l’ OTAN et d’autres missions internationales, ne font pas l’objet de cette publication. L’information présentée ici doit être considérée seulement comme un guide général. Pour de plus amples informations, notamment en ce qui concerne les critères exigés, le lecteur doit consulter les références listées à la fin du livret. Les distinctions sont présentées dans un ordre logique; l’ordre de préséance officiel étant imprimé à la fin de la publication.

La coutume, depuis des temps très anciens, consiste à reconnaître la vaillance militaire, la bravoure et le service méritoire par l’attribution de trophées, de badges, d’insignes et de médailles. Au cours des trois derniers siècles, les Canadiens ont pu recevoir des distinctions du Régime français et de l’Empire britannique, les distinctions honorifiques strictement canadiennes étant une innovation plutôt récente. Graduellement, le Canada a commencé à créer ses propres distinctions, le véritable tournant ayant été la création de l’Ordre du Canada, en 1967. Le système a commencé à prendre de l’expansion en 1972, jusqu’à devenir aussi élaboré qu’aujourd’hui.

Le régime canadien des distinctions honorifiques reconnaît les réalisations exceptionnelles, la vaillance au combat, la bravoure et le service à la Couronne et au pays. Au Canada, toutes les distinctions honorifiques émanent de Sa Majesté la Reine et sont divisées en trois grandes catégories :

Les ordres sont des sociétés de mérite qui reconnaissent les réalisations hors du commun et les mérites exceptionnels au cours d’une carrière ou d’une vie entière. Les ordres ont généralement plusieurs grades ou niveaux, la distinction étant faite par des différences dans les insignes associés aux divers grades ou dans la façon dont ils sont portés. Un ordre étant une société fondée sur le mérite, on ne se fait pas remettre un ordre, mais on est admis dans celui-ci. Et, si des services subséquents le justifient, on peut être promu au sein de l’ordre. Étant donné qu’on est membre, une personne peut démissionner d’un ordre ou en être exclue si elle contrevient au principe de l’honneur.

Les décorations reconnaissent une seule action de vaillance au combat, de bravoure ou des services méritoires liés à un événement ou accomplis durant une période spécifique. Une décoration n’est décernée qu’une fois à un individu. Si des actions subséquentes d’une personne répondent aux critères pour la même décoration, une barrette lui est attribuée pour être portée sur la décoration initiale signifiant ainsi une deuxième reconnaissance.

Les médailles reconnaissent la participation dans une campagne ou à une opération, le service accompli dans des circonstances exceptionnelles. Elles commémorent les anniversaires royaux ou nationaux ou reconnaissent un long et loyal service à Sa Majesté. Des barrettes peuvent également être décernées avec les médailles de campagne ou de service afin de spécifier le service reconnu ou les distinctions de long service, afin de souligner les périodes de services éligibles supplémentaires.

La Souveraine est la source de tous les honneurs et le Gouverneur général, avec l’avis du Conseil privé, agit en son nom au Canada. Les distinctions nationales sont administrées par la Chancellerie des distinctions honorifiques, au nom du Gouvernement du Canada, et la Direction – Histoire et patrimoine gère les programmes de distinctions pour les membres des FC, au nom de la Chancellerie. Il faut noter qu’il y a une limite de cinq ans suivant un acte pour soumettre une candidature pour la plupart des distinctions (décorations de vaillance militaire, décorations pour service méritoire, citations à l’ordre du jour, mentions élogieuses, etc.), mais la limite est de deux ans pour les décorations de bravoure. De même, la création d’une médaille pour reconnaître une opération ne sera pas considérée si la proposition est faite plus de cinq ans après la fin de l’opération.

Au Canada, l’admissions aux ordres et l’attribution de décorations et de médailles ne confèrent pas de privilèges spéciaux comme des titres, de l’influence politique ou des avantages financiers. Les distinctions donnent simplement le droit aux récipiendaires de porter l’insigne approprié et, dans le cas des ordres et des décorations seulement, de faire suivre leur nom d’initiales honorifiques et d’ajouter les insignes appropriés dans leurs armoiries personnelles.

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L’Ordre du mérite militaire


Son Excellence la très honorable Adrienne Clarkson,
C.C., C.M.M., C.O.M., C.D., Gouverneure générale
et Commandante en chef du Canada, félicite
l’adjudant-chef M. Lorraine Shirley, M.M.M., C.D.,
après lui avoir remis son insigne de Membre de l’Ordre
du mérite militaire, à Rideau Hall, le 11 juin 2004.

L’Ordre du mérite militaire fut établi en 1972 afin de reconnaître à leur juste valeur le mérite particulier et le service exceptionnel des membres de la Force régulière et de la Réserve des FC. Sa Majesté la Reine est Souveraine de l’Ordre, le Gouverneur général en est le Chancelier, alors que le Chef d’état-major de la Défense en est le Commandeur principal. La devise de l’Ordre est OFFICIUM ANTE COMMODUM, ce qui signifie « le service avant soi ». Il y a trois niveaux dans l’Ordre du mérite militaire : Membre, Officier et Commandeur, ce dernier étant le plus élevé. Le nombre d’admissions faites annuellement représente l’équivalent de 0,1% de l’effectif total des FC de l’année précédente. De ce nombre, 6% sont faits Commandeurs, 30% sont faits Officiers et 64% sont faits Membres. Les nominations venant de la chaîne de commandement sont examinées une fois par an, par le Conseil consultatif de l’Ordre du mérite militaire, qui fait ses recommandations au Chef d’état-major de la Défense qui, à son tour, transmet les recommandations au Gouverneur général, pour approbation finale au nom de la Reine. Les investitures ont lieu deux fois par an, à Rideau Hall, où le Gouverneur général présente l’insigne de leur grade dans l’Ordre aux membres. Les membres des forces armées étrangères peuvent être faits membres honoraires de l’Ordre.

Dignitaires de l’Ordre du mérite militaires



(haut) : Souveraine, (gauche) : Chancelier,
(droite) : Commandeur principal

Sa Majesté la Reine Elizabeth II, Reine du Canada et Souveraine fondatrice de l’Ordre du mérite militaire

Chanceliers

Commandeurs principaux


Le général Hillier, Chef d’état-major
de la Défense et Commandeur
principal de l’Ordre du mérite
militaire

Insignes de l’Ordre du mérite militaire

Commandeur C.M.M. Officier O.M.M. Membre M.M.M.

Les Commandeurs de l’Ordre sont nommés pour services méritoires exceptionnels rendus dans l’exercice de fonctions d’un niveau de responsabilité élevé. L’interprétation donnée à ces conditions signifie que seuls les officiers généraux peuvent être nommés Commandeurs de l’Ordre.

Le Sceau de l'Ordre du mérite militaire

Les Officiers de l’Ordre sont nommés pour services méritoires exceptionnels rendus dans l’exercice de fonctions comportant des responsabilités. L’interprétation donnée à ces conditions signifie que seuls les officiers du grade de major ou capitaine de corvette à colonel ou capitaine de vaisseau peuvent être nommés Officiers de l’Ordre.

Les Membres de l’Ordre sont nommés pour services exceptionnelsou pour rendement exceptionnel dans l’exercice de leurs fonctions. Les sous-officiers, les adjudants, les maîtreset les officiers d’un grade ne dépassant pas celui de capitaine ou de lieutenant de vaisseau peuvent être nommés Membres de l’Ordre.

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Les décorations de vaillance militaire


Le 15 mars 2002, sur une crête dans les montagnes à l’est de
Gardez, en Afghanistan, des membres de la Compagnie C
du Groupement tactique, 3e Bataillon, Princess Patricia’s
Canadian Light Infantry (3 PPCLI) surveillent une équipe
d’éclaireurs qui se dirige vers un ravin. Ces soldats
prenaient part à l’opération Anaconda, la première mission
de combat de l’Armée de terre canadienne depuis la guerre de Corée.
Le Groupement tactique 3 PPCLI était déployé en Afghanistan dans
le cadre de l’opération Apollo, la participation militaire
du Canada à la campagne internationale contre le terrorisme.

Les trois décorations de vaillance militaire (Croix de Victoria, Étoile de la vaillance militaire et Médaille de la vaillance militaire) furent créées le 1er janvier 1993 pour reconnaître des actes de bravoure, d’abnégation ou de fidélité au devoir face à l’ennemi. Elles peuvent être décernées dans des situations autres que la guerre si les troupes sont au « combat » contre un « ennemi » armé reconnu comme tel par le peuple canadien. Il faut comprendre cependant que « combat » ne veut pas simplement dire la présence du feu de l’ennemi, mais bien que ce feu doit être dirigé vers nos troupes et que l’objectif de nos troupes soit la destruction de la force opposée comme entité viable. Le mot « ennemi » dans ce contexte signifie une force armée hostile et peut inclure des terroristes armés, des mutins armés, des rebelles armés, des émeutiers armés et des pirates armés.

Il faut noter que les parties opposées dans un contexte de maintien de la paix ne sont pas considérées comme des ennemis et bien qu’il puisse y avoir des altercations avec les FC dans une mission de maintien de la paix, l’usage de la force par les FC sera généralement limité à la légitime défense. C’est pourquoi les décorations de vaillance militaire ne sont généralement pas décernées au cours de mission de maintien de la paix.

Croix de Victoria V.C. Étoile de la vaillance militaire É.V.M. Médaille de la vaillance militaire M.V.M.

La Croix de Victoria est décernée pour un acte de bravoure remarquable, un acte de vaillance ou d’abnégation audacieux ou extraordinaire, ou un dévouement extrême au devoir face à l’ennemi.

L’Étoile de la vaillance militaire est attribuée en reconnaissance de services éminents accomplis avec courage face à l’ennemi.

Le Médaille de la vaillance militaire est attribuée en reconnaissance d’actes de bravoure ou de dévouement face à l’ennemi.

Les décorations pour actes de bravoure


Un technicien en recherche et sauvetage opérant à partir d’un
hélicoptère CH-146 Griffon au-dessus de Sacré-Coeur, au Québec.

Les décorations pour actes de bravoure furent créées en 1972 afin de rendre hommage aux personnes qui ont risqué leur vie pour sauver ou pour protéger quelqu’un. La Croix de la vaillance, l’Étoile du courage ou la Médaille de la bravoure sont décernées, selon le degré de risque auquel la personne s’est exposée. Ces décorations sont décernées aux civils, de même qu’aux membres des FC. Le Gouverneur général remet ces décorations à l’occasion de cérémonies qui ont lieu à Rideau Hall, à Ottawa, ou à la Citadelle de Québec. Les candidatures doivent être soumises au plus tard deux ans après l’incident.

Croix de la vaillance C.V. Étoile du courage É.C. Médaille de la bravoure M.B.

La Croix de la vaillance récompense les auteurs d’actes de courage vraiment remarquables accomplis dans des circonstances extrêmement périlleuses. Au moment de mettre sous presse, seulement 19 personnes avaient reçu cette décoration.

L’Étoile du courage souligne les actes de courage remarquables accomplis dans des circonstances très périlleuses.

La Médaille de la bravoure est décernée pour des actes de bravoure accomplis dans des circonstances dangereuses.


Une équipe d’abordage du Navire canadien de
Sa Majesté (NCSM) Charlottetown en action
au large de la côte italienne, dans la
mer Méditerranée, en 2001.

Les décorations pour service méritoire

Les décorations pour service méritoire soulignent une seule réalisation ou activité pendant une période donnée tandis que l’Ordre du mérite militaire couronne l’oeuvre d’une carrière. Les décorations pour service méritoire appartiennent soit à la division militaire soit à la division civile, chacune des deux comportant deux niveaux : la croix et la médaille. La division militaire s’adresse aux personnes ayant fait preuve d’un professionnalisme remarquable ou ayant fait honneur aux FC. Des étrangers peuvent être reconnus dans l’une ou l’autre division. La Croix militaire a été créée en 1984. La Médaille militaire ainsi que la Croix et la Médaille civiles ont été créées en 1991.

Les décorations pour service méritoire (division militaire)

(gauche) : Croix du service méritoire C.S.M., (droite) : Médaille du service méritoire M.S.M.

La Croix du service méritoire(division militaire) est décernée pour l’accomplissement d’un acte ou d’une activité militaire témoignant d’un esprit professionnel remarquable ou d’un degré d’excellence exceptionnel qui fait grandement honneur aux FC ou qui leur procure de notables avantages.

La Médaille du service méritoire(division militaire) est décernée pour l’accomplissement d’un acte ou d’une activité militaire témoignant d’un professionnalisme très élevé ou d’un degré d’excellence peu commun qui fait grandement honneur aux FC ou qui leur procure des avantages.



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Médailles de campagne et de service


Le général Ray Henault, C.M.M., C.D., Chef d’état-major de la
Défense félicite le soldat Marc D’Astous du 3e Bataillon,
Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (3 PPCLI)
après lui avoir remis l’Étoile de campagne générale
reconnaissant sa participation au sein de la Force internationale
d’assistance à la sécurité ( FIAS) en Afghanistan. La cérémonie
s’est tenue le 5 janvier 2005, au Camp Julien à Kaboul,
en Afghanistan.

Les médailles de campagne et de service sont décernées, sous leur forme moderne, depuis le milieu du 19e siècle et elles reconnaissent la participation à une campagne ou à une opération particulière. Une médaille de campagne, comme la Médaille du Golfe et du Koweït ou l’Étoile de campagne générale, est décernée seulement aux personnes qui servent à l’intérieur d’un théâtre d’opérations précis, alors qu’une médaille de service, comme la Médaille du service en Asie du Sud-Ouest ou la Médaille du service général, peut également être décernée aux personnes qui apportent directement leur soutien à l’opération à partir de l’extérieur du théâtre. Les médailles de campagne et de service canadiennes sont décernées pour service honorable seulement. Par conséquent, un commandant peut recommander qu’un individu ne reçoive pas la médaille si l’on considère que le service rendu n’était pas honorable. Les médailles canadiennes requièrent une période minimale de service, généralement un certain nombre de jours, mais elles n’ont pas de maximum, ce qui veut dire que tout service rendu avec une opération particulière est reconnu par une médaille et/ou une barrette. Les membres des FC, selon les missions auxquelles ils participent, peuvent aussi recevoir diverses médailles des Nations unies, de l’OTAN ou de missions internationales, mais celles-ci ne sont pas décrites dans ce document. La politique canadienne en matière de distinctions honorifiques empêche le dédoublement de reconnaissance, ce qui veut dire qu’un service particulier ne peut être reconnu que par une médaille/barrette, la seule exception étant la Médaille canadienne du maintien de la paix qui peut, selon la situation, être décernée avec une autre médaille de mission.

La Médaille du Golfe et du Koweït

La Médaille du Golfe et du Koweït est attribuée aux personnes ayant participé aux opérations de défense contre l’agression irakienne et de libération du Koweït. La médaille seule est décernée à tous ceux qui ont servi au moins 30 jours cumulatifs dans le théâtre d’opérations, entre le 2 août 1990 et le 27 juin 1991, et qui ont participé aux opérations de défense contre l’agression irakienne et de libération du Koweït.

La Médaille est décernée avec la barrette à tous ceux qui ont servi au moins une journée dans le théâtre d’opérations pendant les hostilités, entre le 16 janvier 1991 et le 3 mars 1991.

Le théâtre d’opérations comprenait la zone de service spécial du golfe Persique, y compris le Bahreïn, le Qatar, le Koweït et l’Iraq, de même que tout autre pays ayant une frontière commune avec l’Iraq.



La Médaille de la Somalie

La Médaille de la Somalie récompense les membres des FC qui ont participé à la mission visant à stabiliser ce pays à la suite de la guerre civile et à offrir de l’aide humanitaire.

La Médaille est décernée aux personnes qui ont servi de façon honorable pendant au moins 90 jours cumulatifs dans le théâtre d’opérations, entre le 16 novembre 1992 et le 30 juin 1993, pourvu que ce service n’ait pas déjà été reconnu par une autre médaille.

Le théâtre d’opérations comportait la République démocratique de Somalie, sa zone côtière étendue jusqu’à 200 milles marins et la République du Kenyai.



La Médaille du service en Asie du Sud-Ouest

La Médaille du service en Asie du Sud-Ouest reconnaît la participation des personnes déployées pour lutter contre le terrorisme en Asie du Sud-Ouest ou qui ont fourni un soutien direct pendant ces opérations. La médaille avec la barrette AFGHANISTAN est décernée en reconnaissance de 30 jours de service cumulatifs à compter du 11 septembre 2001 dans le théâtre d’opérations, qui est un sous-ensemble de la zone de responsabilité opérationnelle du Commandement central américain. Le théâtre d’opérations est défini par les zones terrestre, maritime et aérienne de l’Afghanistan, du Bahreïn, du Koweït, du Qatar, des Émirats arabes unis, du golfe Persique, du golfe d’Oman, de la mer d’Arabie, du golfe d’Aden, de la mer Rouge, du canal de Suez et des parties de l’océan Indien situées au nord du 5° de latitude sud et à l’ouest du 68° de longitude est.

La Médaille (sans barrette) est remise pour au moins 90 jours de service cumulatifs en soutien direct aux opérations contre le terrorisme en Asie du Sud-Ouest à compter du 11 septembre 2001 (les dates de fin d’éligibilité varient selon les endroits) au poste de commandement à Tampa Bay, en Floride, au détachement de transport aérien stratégique à Ramstein, en Allemagne, ou aux détachements des lignes de communications stratégiques aux États-Unis et en Europe.

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L’Étoile de campagne générale

L’Étoile de campagne générale est décernée aux membres des FC qui se déploient dans un théâtre d’opérations défini, pour prendre part à des opérations en présence d’un ennemi armé. L’Étoile est toujours remise avec une barrette précisant l’opération qu’on souligne, et chacune des barrettes a ses propres critères d’admissibilité.

La Médaille du service général

La Médaille du service général est décernée aux membres des FC qui se déploient à l’extérieur du Canada, mais pas nécessairement dans un théâtre d’opérations, pour fournir un appui direct, à temps plein, à des opérations menées en présence d’un ennemi armé. La Médaille peut également être décernée à des civils canadiens qui ont été déployés à l’extérieur du Canada, soit à l’intérieur ou à l’extérieur d’un théâtre d’opérations et ayant travaillé avec les FC en fournissant un appui direct, à temps plein, à des opérations menées en présence d’un ennemi armé. La Médaille est toujours remise avec une barrette précisant l’opération qu’on souligne, et chacune des barrettes a ses propres critères d’admissibilité.

La Médaille du service spécial

La Médaille du service spécial récompense les membres des FC qui ont servi dans des circonstances exceptionnelles, dans un endroit précis et pendant une période déterminée. Cette médaille reconnaît les activités reconnues officiellement qui étaient en cours au 11 juin 1984 ou qui ont été entreprises après cette date. Cette médaille est toujours décernée avec une barrette qui identifie le service spécial reconnu, chaque barrette ayant son propre critère d’attribution.

PAKISTAN 1989-1990 :  Pour au moins 90 jours de service dans le cadre du Programme d’entraînement à la reconnaissance des mines et au déminage tenu au Pakistan sous les auspices des NU du 15 mars 1989 au 29 juillet 1990. Cette barrette n’est plus décernée et peut être échangée contre la Médaille du service spécial des NU.

ALERT :  Pour 180 jours de service à la Station des FC Alert depuis le 1er septembre 1958

PEACE-PAIX :  Pour 180 jours de maintien de la paix de novembre 1947 au 21 juin 2001. Cette médaille souligne le service qui n’a pas été reconnu par une autre médaille. En 2001, la Médaille canadienne du maintien de la paix a remplacé cette barrette.

NATO+OTAN :Pour 180 jours de service dans une position de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ou une position canadienne sous le contrôle opérationnel de l’OTAN entre le 1er janvier 1951 et le 19 octobre 2004. Cette barrette fait actuellement l’objet d’une révision.

HUMANITAS :: Pour 30 jours de service au sein d’opérations humanitaires approuvées à l’extérieur du Canada depuis le 11 juin 1984, pourvu que le service n’ait pas été reconnu par une autre médaille.

RANGER :RANGER : Pour quatre années en tant que Canadian Ranger, et au moins trois exercices complets de patrouille de Ranger depuis 1947, au Canada ou dans ses eaux territoriales et contiguës.

La Médaille canadienne du maintien de la paix

La Médaille canadienne du maintien de la paix( MCMP) est décernée en reconnaissance d’au moins 30 jours de service cumulatifs au sein d’une mission approuvée de maintien de la paix internationale ou des Nations unies depuis 1947.

Les missions de maintien de la paix qui sont éligibles pour la MCMP doivent être conduites sous l’égide des Nations unies ou d’une autre force internationale, et les belligérants qui acceptent un déploiement de soutien de la paix doivent aussi accepter la participation des FC. Les types de missions qui seront inclus sont le soutien à des missions diplomatiques de prévention, le maintien de la paix, la pacification à la suite d’un conflit, la surveillance de sanctions et de zones interdites de vol (c’est-à-dire observer et noter les violations sans tenter de faire appliquer les sanctions par la force).

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La Décoration des Forces canadiennes C.D.

Décoration des Forces canadiennes(C.D.) est décernée aux officiers et au personnel non-officier des FC (Forces régulières et de la Réserve, ainsi qu’aux officiers du Cadre des instructeurs des cadets ( CIC) et aux Rangers canadiens) en reconnaissance de 12 années de bons et loyaux services. Elle est décernée sans égard au grade, mais les récipiendaires doivent avoir une bonne fiche de conduite.

Une agrafe est décernée en reconnaissance de chaque période subséquente de dix années d’ancienneté

La Souveraine, source de toutes les distinctions honorifiques et le représentant de la Souveraine au Canada, le Gouverneur général et Commandant en Chef sont considérés comme ayant rempli tous les critères de la C.D. Le service comme capitaine général, colonel en chef, colonel commandant, colonel de régiment, colonel ou lieutenant-colonel honoraire est considéré comme étant du service actif. Les nominations personnelles cependant, comme celle d’aide de camp d’un lieutenant gouverneur, ne sont pas considérées comme du service actif et donc ne rendent pas, en soi, éligibles à la C.D.


L’agrafe à la C.D.

Citation à l’ordre du jour et mentions élogieuses

Les distinctions suivantes sont décernées aux personnes dont les actes ou services tout en ne répondant pas aux exigences pour une décoration, méritent cependant d’être reconnus.

L’insigne pour Citation à l’ordre du jour est une distinction nationale, attribuée pour des actes de bravoure et de dévouement dans l’exercice de ses fonctions, ou pour tout autre service distingué faisant l’objet d’une citation à l’ordre du jour, aux membres des FC en service actif et à toute autre personne travaillant avec les FC ou de concert avec elles, le 1er novembre 1990 ou après cette date. La feuille de chêne est portée sur le ruban de la médaille de campagne ou de service appropriée. Si aucune médaille n’est associée à l’action, la feuille de chêne est portée de la même façon qu’une mention élogieuse.

Le Mention élogieuse du Chef d’état-major de la Défense est décernée par le Chef d’état major de la Défense afin de reconnaître les hauts faits ou activités qui dépassent les exigences des fonctions normale

La Mention élogieuse de commandement est décernée par un commandement afin de reconnaître une contribution qui fait honneur ou apporte un avantage au commandement.

Distinctions honorifiques du Commonwealth et étrangères


Exemples de distinctions honorifiques du Commonwealth
et étrangères.
De gauche à droite, rangée du haut:
insigne de Membre de l’Ordre très excellent de l’Empire
britannique, Médaille du service opérationnel britannique
pour la Sierra Leone, croix de chevalier de
la Légion d’honneur française. Rangée du bas:
insigne d’un Légionnaire de la Légion du mérite des
États-Unis, Médaille du service méritoire des États-Unis,
médaille française de la Défense nationale (bronze).

La politique canadienne en matières de distinctions du Commonwealth ou étrangères exige que le gouvernement approuve chaque ordre, décoration ou médaille avant qu’il ne soit conféré à l’un de ses citoyens. Sans l’approbation du Canada, les distinctions honorifiques ne sont pas reconnues et ne peuvent pas être portées avec les distinctions nationales ou portées sur un uniforme des FC. Même si la politique exige qu’une décoration soit approuvée avant d’être décernée, les demandes présentées après coup seront étudiées si elles expliquent les circonstances ayant entouré la remise de la distinction.

Pour être reconnues, les distinctions étrangères doivent provenir d’un chef d’État ou de gouvernement. Les décorations conférées par une autorité d’un autre type ou d’un niveau inférieur sont considérées comme des distinctions honorifiques privées. Ces dernières peuvent être acceptées uniquement à titre de reconnaissance privée. Elles ne peuvent pas être portées auprès des distinctions nationales ou sur un uniforme des FC, sauf au moment de la remise, pour des raisons de politesse. Seules les distinctions honorifiques qui soulignent des actes méritoires sont approuvées par le gouvernement canadien. Le Canada n’accepte pas d’échanger des distinctions ou encore de décerner ou de recevoir des honneurs uniquement en fonction du statut d’une personne.

Les demandes ayant pour objet de décerner des distinctions étrangères à des Canadiens doivent être envoyées par le pays donateur à leur mission diplomatique au Canada pour approbation par le Sous-comité de la politique du Gouvernement en matière de distinctions honorifiques, à Rideau Hall.

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Ordre de précéance

Les insignes d’ordres, les décorations et les médailles doivent être portés selon l’ordre ci des sous. Les initiales honorifiques autorisées sont indiquées entre parenthèses, le cas échéant, et les récipiendaires de ces distinctions peuvent placer ces lettres, dans l’ordre de préséance, après leur nom lorsque cela est approprié.

Médaille de la Mission des NU en Haïti
Médaille de l'OTAN pour l'ex-Yougoslavie


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Le port des distinctions honorifiques

Les insignes d’ordres, les décorations et les médailles doivent être portés sur les uniformes des FC selon les règles de tenue en vigueur. Les distinctions peuvent également être portées avec les tenues civiles; la règle de base étant que les distinctions de taille normales sont portées pour les événements de jour tels que les parades, les investitures, les cérémonies ou services commémoratifs, les discours du Trône, les funérailles d’État ou militaires, etc., alors que les médailles miniatures doivent être portées pour les événements en soirée comme les dîners régimentaires, les banquets et les bals. L’invitation précisera si le port des décorations est requis. Les médailles doivent être montées et portées sur les tenues civiles d’une façon similaire à la manière militaire, les dames ont l’option de porter un insigne en sautoir et/ou une médaille unique montée sur une boucle sur l’épaule gauche.

Contrairement à la croyance populaire, il n’est pas permis, et c’est en fait une infraction à la loi, de porter les médailles d’un parent ou d’un ami décédé. Les ordres, décorations et médailles sont portés par un individu en tant que marque de reconnaissance publique et officielle pour son courage, mérite ou ses services, et il va donc de soi que seul le récipiendaire puisse les porter. Après le décès du récipiendaire, les distinctions peuvent demeurer dans la famille et même être exposées comme un héritage ou données à un musée reconnu, mais elles ne doivent en aucun cas être portées par une personne autre que le récipiendaire.

Pour de plus amples informations sur les distinctions honorifiques militaires ou pour faire une demande en vue d’obtenir (demande initiale ou de remplacement) une médaille canadienne moderne ou une médaille des Nations unies ou de l’OTAN, consultez les publications cidessous ou communiquez avec la Section des Distinctions honorifiques de la Direction – Histoire et patrimoine :

Les décorations, les drapeaux et la structure du patrimoine des Forces canadiennes, A-AD-200-000/AG-000

Instructions sur la tenue des Forces canadiennes, A-AD-265-000/AG-001

www.cmp-cpm.forces.gc.ca/dhh-dhp/
1-877-741-8332

Distinctions honorifiques
Direction – Histoire et patrimoine
Quartier général de la Défense nationale
101, promenade Colonel-By
Ottawa ON K1A 0K2



Pour de plus amples informations sur le Régime canadien des distinctions honorifiques ou pour faire une demande en vue d’obtenir (demande initiale ou de remplacement) un ordre ou une décoration canadienne (non-militaire), la Médaille canadienne du service volontaire pour la Corée et/ou les médailles commémoratives, communiquez avec la Chancellerie des distinctions honorifiques à Rideau Hall :

www.gg.ca
1-800-465-6890

Chancellerie des distinctions honorifiques
Rideau Hall
1, promenade Sussex
Ottawa ON K1A 0A1



Pour faire une demande en vue d’obtenir (demande initiale ou de remplacement) des médailles des Première et Seconde Guerres mondiales et du conflit coréen (à l’exception de la Médaille canadienne du service volontaire pour la Corée), communiquez avec Anciens Combattants Canada :

www.vac-acc.gc.ca
1-877-995-5003

Distinction honorifiques
Anciens Combattants Canada
66, rue Slater, suite 1411
Ottawa ON K1A 0P4




Les deux derniers récipiendaires des FC de la Croix de la vaillance,
le caporal-chef Bryan Keith Pierce, C.V., C.D. de la BFC Greenwood et
le sergent Keith Paul Mitchell, C.V., C.D. de la BFC Cold Lake,
montrant leur décoration à la suite de la cérémonie d’investiture
qui a eu lieu à la Citadelle de Québec, le 18 septembre 1998.

Autres ouvrages de référence

The Canadian Honours System, Dr. Christopher McCreery, Dundurn Press, Toronto, 2005.

Canadian Orders, Decorations and Medals, 5th Edition, Surgeon Commander Francis John Blatherwick, C.M., C.D., The Unitrade Press, Toronto, 2003.

The Medal Yearbook 2005, 11th Edition, Token Publishing Limited, London, UK, 2004.